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Francisco da Silva: Mort pendant la I Guerre Mondiale, les retrouvailles 100 ans après

LusoJornal / Luís Gonçalves LusoJornal / Luís Gonçalves LusoJornal / Luís Gonçalves LusoJornal / Luís Gonçalves

Originaire de Ponte da Barca et vivant à Clayes-sous-Bois, ces deux villes étant par ailleurs jumelées, Júlio Pereira a connu sa grand-mère, Olívia, en fin de vie. Une grand-mère qui n’a pas eu le temps ou le courage de lui parler de son mari, et ceci pour bien des raisons.

Comme Olivia, d’autres épouses et mères, ont vu partir leurs proches à la guerre, embarquer vers la France en 1917. Il y a eu un départ… mais pas de retour.

A la Guerre. Celle qu’on appellera, la Grande Guerre Mondiale, la jeunesse portugaise, sera elle aussi, «conviée» à y participer, pour des motifs qui leur échappera.

Olivia était enceinte, d’une fille, qu’elle prénommera Rosa Maria, quand son mari Francisco da Silva, originaire de Sampriz, la quitta pour les Flandres.

Un voyage sans retour. Olívia restera veuve tout le restant de sa vie et Rosa Maria ne connaîtra jamais son père. Cette absence sera d’autant plus difficile à vivre, que personne de la famille n’avait la date de la disparition de Francisco, des circonstances et si son corps avait été retrouvé.

Maria Rosa donnera vie à huit enfants, six d’entre eux sont encore de ce monde.

Presque, un siècle après la disparition de son grand père, Júlio Pereira, le plus jeune de ces petits enfants, avec l’aide de son épouse Maria et sa fille Diane, se lance dans la recherche d’une éventuelle information sur cet ancêtre resté en France et dont personne n’avait réussi à avoir de ses nouvelles.

Après plusieurs recherches, Maria tombe par hasard sur le site geneall.net dans lequel apparaît une liste de soldats portugais morts en France pendant la guerre 14-18. Comme le dit si bien Diane «nous avons posté un message… nous avons jeté une bouteille à la mer…»

Cette bouteille a été envoyée le 09 mai 2014. Et comme ça arrive parfois, la bouteille est récupérée, arrive à bon port.

Le 24 juin et puis le 12 juillet une réponse arrive avec la confirmation que le grand-père de Júlio, arrière-grand-père de Diane, est décédé en Flandres le 24 février 1918 et que ses restes étaient dans une tombe du Cimetière Militaire Portugais de Richebourg.

Dans ce cimetière sont enterrés deux soldats avec le même nom, Francisco da Silva, mais un seul est originaire de Sampriz.

Il y a là une certitude. Là se trouvent les restes du «soldat 401 de la 4a Brigada de Infantaria, Regimento de Infanaria N°29, França, Cemitério de Richebourg l’Avoué, Talhão D, Fila 7, Cova 16».

A João Pereira qui a fourni la précieuse information, Diane, l’arrière-petite-fille de Francisco da Silva écrira: «Il n’y a pas de doute, c’est bien mon arrière-grand-père. Je ne sais pas comme vous remercier. C’est avec une vive émotion que nous avons pu enfin savoir comment et quand est mort mon arrière-grand-père et surtout où se trouve sa sépulture. La famille vous remerciera éternellement».

La première visite au Cimetière de Richebourg s’en est suivie très vite, dès le 14 juillet de la même année. Nous avons rencontré la famille Júlio Pereira, le dimanche 28 septembre 2014, lors de la seconde visite au cimetière de toute la famille. Une famille émue et unie.

Une visite qui en a appelé d’autres.

De cette découverte, Júlio Pereira a informé sa famille. Une partie vit au Portugal et une autre en France. Son rêve? Pouvoir réunir, ne serait-ce qu’une partie de la famille, dans ce lieu de mémoire et si symbolique qu’est le Cimetière Militaire Portugais de Richebourg.

 

 

 

 

 

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