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Le 3 juin 2018 Fred Rister poste une vidéo sur sa page Facebook. Derrière lui, la tour de Belém.

Dans un portugais presque parfait il disait: «Boa tarde, é o Fred. Um grande abraço de Portugal, um bonito país. Hoje estou em Lisboa. Beijinhos para todos».

Le 4 juillet 2019, Fred Rister, annonçait à ses presque 10.000 abonnés: «Bonjour à tous! Je vais devoir m’éloigner un peu des réseaux sociaux quelque temps, comme au début de cette année. Je dois me reposer encore plus que d’habitude et je suis au vert, loin de chez moi. Je pense que vous comprendrez. Je vous donne vite de mes nouvelles, dès que possible».

Depuis… plus de nouvelles de Fred sur son Facebook.

Sur les réseaux sociaux la nouvelle tombe… mardi 20 août dans l’après-midi: après une hospitalisation à Tourcoing, Fred Rister s’en est allé.

Une fin presque prévue… presque programmée, à la suite de son annonce au printemps 2018 d’arrêter tous ses traitements. Il les collectionnait, malheureusement… il en était à son neuvième cancer en 30 ans. Il dira: «Le temps qu’il me reste à vivre, je veux le vivre pleinement».

Le 25 juin dernier, le festival Francofolies de La Rochelle a présenté un documentaire sur lui, produit par France 3: «I want à miracle».

Fred Rister un amoureux de la France, de la Belgique, du Portugal et du monde. Un amoureux de la vie, un battant… le neuvième c’était celui de trop, en plus de devoir défendre son honnêteté en tant que compositeur auprès de quelques rapaces américains.

Fred a composé des tubes mondiaux de musique, présentés sur scène par David Guetta, Black Eyed Peas…

On pourrait titrer notre article: «Le compositeur de l’ombre de David Guetta», «Le plus illustre des inconnus»… s’en est allé.

Fred Rister se lance dans l’aventure musicale avec sa compagne Anaklein, avant de rencontrer le grand succès à la suite de sa collaboration avec David Guetta.

Anaklein, d’origine portugaise du côté de Covilhã, sortira plusieurs albums, tels que «I’ve got the music», «Lena», «Émotion», «Thanks Dm (Person Jésus)» au début des années 2000.

Avec le succès grandissant de son compagnon, Anaklein va mettre un terme à sa carrière pour soutenir son compagnon d’artiste et en luttant avec lui dans les dures épreuves de la vie.

Avec la décision d’arrêter les traitements, cela n’a pas été facile pour les uns comme pour les autres, c’était toutefois, pour Fred, une décision réfléchie, mûrie en n’oubliant pas de se préparer et de préparer d’avenir pour ses proches.

Fred Rister nous quitte à l’âge de 58 ans, lui qui est né le 19 juin 1961 à Malo-les Bains, du côté de Dunkerque. Son métier de départ a été celui de coiffeur. Après quelques années dans la profession, il cède son affaire.

La révélation – dirions-nous le choc – lui est venue lors d’une promenade qui l’a fait passer à côté d’un commerce dans son village natal. Il entend la chanson de Procol Harum «Whiter shade of pale». Ça va le conduire à l’animation sur plusieurs radios de la Côte d’Opale. Il devient DJ en 1991 d’une boîte mythique de La Panne en Belgique et produit la même année «I wanna be your love too».

Joachim Garraud, un ami de David Guetta, le contacte pour travailler avec le DJ français. En 2006, il compose «Love is gone». Succès fulgurant.

C’est le début d’une association gagnante. Les succès vont se succéder. Citons «When love takes ove» de David Guetta et le tube planétaire des Black Eyed Peas «I gotha feeling». Ce dernier morceau restera 16 semaines numéro 1 des ventes aux États-Unis, dans le Billboard. Il entre dans le livre des records.

En 2010, il remporte avec David Guetta un Grammy pour «When love takes over», le premier carton du DJ français aux États-Unis, avec l’ex-Destiny’s Child, Kelly Rowland, au chant.

L’autre passion de Fred Rister aura été le football. Il était un fan inconditionnel du LOSC. Plusieurs joueurs sont venus chez lui pour jouer de la guitare, chanter et enregistrer dans son studio privatif.

Avec l’annonce de sa décision d’arrêter tout traitement pour son 9ème cancer, tout s’est enchaîné à une grande vitesse: Il est invité sur plusieurs radios, les journaux lui consacrent des articles, les émissions de télévison parlent et l’invitent sur son plateau, de TF1 dans «7 à 8», en passant par C News, Arte… et pour finir le 17 juin sur France 3 avec un documentaire en forme de testament «I want à miracle».

Ce documentaire a été diffusé en avant-première le 11 juin à Dunkerque, là ou Fred Rister est né. Fatigué il a tenu à honorer par sa présence le nombreux public présent. Fred Rester témoignera… ira jusqu’à faire pleurer Julien Courbet, son ami, le 27 mars 2018 dans l’émission «C’est que de la télé».

Son dernier tube restera: «I want à miracle» interprété par Sam Martin et Chris Willis, édité en 2018 et dont tous les bénéfices iront pour association de lutte contre le cancer.

Dans son livre autobiographique «L’homme qui a fait danser le monde» Fred Rister nous a laissé ses souvenirs.

Son ami, David Guetta, dira sur les réseaux sociaux: «Fred Rister et moi avons partagé quelques-uns des moments les plus importants et les plus beaux de ma vie: produire des disques comme ‘I gotha a feeling’ qui est resté 16 semaines en première position en Amérique, ‘Mémories’ ou ‘When love takes over’. Ces disques ont changé la culture de la danse-music mais aussi de la musique pop. Je me souviens de chaque seconde, de choisir des accords ensemble pour travailler sur des sons de batterie pendant des heures, apprendre ensemble chacun grâce à l’autre».

 

 

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