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L’INAPA (Industrie National du Papier), société portugaise de distribution de papier est leader du marché en Europe. L’entreprise est présente dans une dizaine de pays, en France depuis 2016 et en Allemagne, son marché principal, depuis 2019.

«Il suffit de mettre la France et l’Allemagne ensemble et on voit qu’on a bien presque 90% de notre chiffre d’affaire et c’est ce qui fait que le groupe INAPA, d’origine portugaise, soit aujourd’hui un groupe solidement européen» explique Afonso Chaby, CEO de INAPA France, lors d’une l’interview réalisée par Carlos Vinhas Pereira, Président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-portugaise (CCIFP), pour le programme «Negócios Franco-Portugueses» de LusoJornal.

Créée en 1965, au Portugal, INAPA était initialement un «projet industriel de fabrication de papier». L’entreprise a connu un changement d’orientation et a, à partir des années 70, arrêté la production afin de se «concentrer à 100% sur la distribution».

INAPA «peu connue du public mais très connue auprès des professionnels» selon Carlos Vinhas Pereira, fait partie des 18 membres fondateurs de la CCIFP.

Siégée à Paris, INAPA France compte 230 salariés et environ 10.000 clients actifs. Entre eux, Afonso Chaby cite deux divisions majoritaires dans le chiffre d’affaire, «tout le secteur de l’imprimerie, pour lesquels le papier c’est vraiment un outil de production» et le papier standard (blanc A4) indispensable pour tous, principalement présent dans «les entreprises et les administrations françaises (Mairies, Conseils généraux,…)».

«Entre 800 mille et 1 millard de tonnes» de papier sont vendus, par an, en France. D’après Afonso Chaby, le papier est «un produit qui a certaines caractéristiques, notamment c’est assez lourd, ce qui fait que le papier voyage bien, mais c’est cher à transporter». C’est pourquoi environ 90% des fournisseur d’INAPA sont en Europe et «la France est sans doute le marché le plus important en termes d’origine de papier». Une «économie non seulement en termes d’échelle mais aussi de proximité» est alors respectée, dit le responsable d’INAPA France, les fournisseurs les plus proches sont privilégiés car le coût du transport a un impact évident sur le coût d’achat moyen.

La livraison est également très chère et toute une notion d’écologie se met en place autour de celle-ci. Par exemple, «certaines Mairies nous demandent aujourd’hui de livrer avec du gaz naturel ou avec des véhicules hybrides». Cependant, le papier en lui-même, est un produit «très écologique». En effet, «les forêts européennes sont en croissance tous les ans» explique Afonso Chaby, ce qui fait que «la plupart de nos produits sont tous certifiés». Ces certifications «assurent que le bois, pour faire le papier, est issu de forêts qui sont bien gérées et durablement gérées». De plus, INAPA propose également une gamme de papier recyclé et, depuis quelques années, «l’Etat a fait des règles et, au niveau des achats d’Etat et des achats des Administrations, on voit de plus en plus une tendance vers des papiers recyclés».

«Historiquement, nous avons changé. Une industrie qui était une industrie polluante il y a quelques décennies et, aujourd’hui, nous sommes une industrie propre avec des énergies propres et avec une chaîne de valeurs qui est propre et qui aide beaucoup dans tout ce qui est de la partie de stockage de charbon par exemple», argumente Afonso Chaby au LusoJornal.

Selon l’INAPA, le pic de la consommation du papier en Europe s’est situé autour des années 2000. Depuis, avec l’arrivée des smartphones, la consommation du papier en France a été, selon Afonso Chaby, divisée par deux. Les journaux, par exemple – et c’est le cas de LusoJornal – se tournent de plus en plus vers le digital. C’est également le cas avec INAPA car, avant, leur vente se faisait seulement «avec des commerciaux et le téléphone» et, maintenant, «plus de 50% des ventes sont faites sur le site internet» de la société. Mais, même si le digital représente «un impact énorme», «un impact qui s’accélère» et un «impact qui ne va pas s’arrêter là», c’est le consommateur qui a le dernier mot et les entreprises doivent s’adapter à leurs préférences.

INAPA comptait, avant la COVID, un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros. Depuis, la consommation de papier par la part des entreprises a chutait alors que «la consommation de papier chez Carrefour, Auchan, chez Amazon et chez les autres distributeurs, augmentait».

«Depuis le confinement, il y a une bonne partie de la consommation qui s’est déplacée du bureau à la maison» explique Afonso Chaby. INAPA, qui n’a pas encore d’expérience dans la livraison à domicile, se doit d’y réfléchir afin de s’adapter à la situation.

 

Voir l’interview ICI.

 

Mariana Fernandes

 

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