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Katia Guerreiro sera en concert ce dimanche 24 mars au Trianon. Une opportunité pour découvrir cette fadiste. Récemment elle a sorti son dernier opus : « Sempre (Toujours!) ». Le nom du nouvel album de Katia Guerreiro sonne comme une profession de foi à ce qu’il y a d’éternel dans le fado. Cette expression de l’âme profonde du peuple portugais, qui reflète avec la même ferveur ses joies et ses douleurs. Le fado d’hier et de demain, que depuis les tous débuts de sa carrière, il y a près de vingt ans, Katia Guerreiro aborde sans artifices ni calculs.

Avis de Jean-Luc Gonneau

Son nouveau CD, «Sempre», nous l’avons écouté, et c’est un bijou.

Il est né d’une rencontre improbable, celle de Katia Guerreiro, qui fut une militante très engagée en faveur de Cavaco Silva (elle en est revenue depuis), et de José Mário Branco, figure de proue culturelle de la gauche de la gauche portugaise, ancien compagnon de Zeca Afonso, et qui écrivit pendant la Révolution des œillets de méchantes diatribes contre le fado. De ces diatribes, il en est revenu aussi, puisqu’il travaille depuis 1995 sur pratiquement tous les albums de Camané, et depuis plus longtemps encore, quoique plus épisodiquement, avec Carlos do Carmo.

«Sempre» confirme et amplifie ce que nous savions déjà: au-delà de posséder une des plus belles voix du fado d’aujourd’hui, Katia Guerreiro a une vraie vision du fado, attachée à ses racines, et sensible à ses évolutions, auxquelles elle participe avec talent (il est vrai qu’on pourrait penser que pour elle, avoir une vision est la moindre des choses puisqu’elle est, aussi, médecin ophtalmologiste).

Katia Guerreiro sera en concert au Trianon à Paris le dimanche 24 mars, à 17h00. Ne la manquez pas. Si vous la manquez, achetez le disque, si vous y allez, achetez le disque aussi.

Qui est Katia Guerreiro ?

Née le 23 Février 1976 en Afrique du Sud, Katia, encore enfant, part avec ses parents pour l’ile de S. Miguel aux Açores. C’est dans cet archipel qu’elle commence à s’intéresser à la musique, apprenant à jouer la Viola Da Terra, un instrument à cordes, intégrée dans un groupe folklorique local.

Lisbonne est son prochain destin où elle suit un cours de médecine qu’elle termine en 2000. Pendant la durée de ses études, elle maintient un intérêt suivi pour la musique, comme vocaliste dans le groupe rock « Os Charruas ».

C’est en Octobre de cette année dans un concert d’hommage à Amália Rodrigues au Colisée de Lisbonne que Katia chante le Fado pour la première fois en public. Avec un succès très marqué, elle a été considérée justement comme responsable de la plus belle performance de la soirée. Ainsi commence sa carrière de Fadista qui se poursuit jusqu’à nos jours.

 

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