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Ce livre raconte l’histoire du plus grand naufrage de la marine portugaise, restituée au travers de récits, témoignages et documents d’archives qui n’avaient jamais été rassemblés jusqu’à présent. La tragédie eut lieu en janvier 1627, au cours d’une tempête exceptionnelle devant les côtes françaises de Saint Jean-de-Luz et d’Arcachon. Bilan: 7 navires coulés – deux énormes caraques des Indes de 1.800 tonneaux, chargées de pierres précieuses et d’épices, escortées par cinq galions de guerre portant la fine fleur de l’aristocratie portugaise -, 2000 morts et 300 rescapés.

Cet événement donna lieu à un imbroglio diplomatique entre la France et le Portugal. Car si les «bourgeois» de Saint Jean-de-Luz recueillirent avec charité des naufragés, il apparaît que plus au nord, sur les côtes des Landes et du Médoc, les Français pillèrent les épaves et massacrèrent les survivants. Et parmi ces derniers il y avait le capitaine-général Dom Manuel de Meneses, qui publia un mémoire, et le jeune Dom Francisco Manuel de Melo, qui rédigea le récit de ces événements trente ans plus tard, sous le titre d’«Epanáfora trágica».

Dans «Le naufrage des Portugais sur les côtes de Saint Jean-de-Luz et d’Arcachon (1627)», publié aux éditions Chandeigne (2000), les relations de Manuel de Meneses et de Francisco Manuel de Melo, traduites par Georges Boisvert, ont été réunies par les historiens Jean-Yves Blot et Patrick Lizé, en trois parties. La première rassemble des lettres et des documents administratifs en français, avec des nouvelles du naufrage, jour après jour. La deuxième est la relation de Dom Manuel de Meneses, principale figure de cette histoire. Enfin, la troisième partie est le texte de Francisco Manuel de Melo, du plus pur style baroque, où il décrit en termes dramatiques le hurlement des navires et la marée des cadavres jonchant les plages. Ces morts reposent encore aujourd’hui quelque part sous les dunes, à quelques encablures d’épaves englouties, avec sans doute une grande part de leur précieuse cargaison.

 

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