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Le vieux chêne

 

Sur ma branche, l’équilibre assuré…

Je me penche, regarde mon passé.

La brume a enveloppé peu à peu mon sourire…

Les bons moments passés ne sont plus que souvenirs.

 

Sur mon arbre fringant, ma voix d’étonne…

Ce n’est plus le printemps mais plutôt l’automne.

L’hiver est proche, je fais provision de bois…

Je ne suis plus ce Gavroche, j’ai perdu la foi.

 

La rivière qui coule et roule ses pavés…

Fini souvent en houle, emportant ses rochers.

Au loin, de mon mirador, je la regarde passer…

Et j’ai eu souvent tort, de seulement la contempler.

 

Si le vent se lève, de ses bourrasques folles…

Je demande une trêve, avant que je ne m’étiole.

Je ne peux avancer sans savoir où est mon but…

Je suis comme paralysé, j’ai trop peur de la chute.

 

Mon aiguille interne est au point mort…

Les couleurs en bernes, sur mon château fort.

Après un temps en pur perte et de nombreuses déceptions…

Je reste plus alerte, au vol du papillon.

 

La lune se fait plaisir, je ne sais plus où mettre les pieds…

L’étoile se fait désir, j’ai grandement besoin d’avancer.

Je pointe ma boussole vers une porte de sortie…

De peur qu’elle ne s’affole et n’embarde ma vie.

 

Je ne vois plus mes racines, je suis haut perché…

Voyez comme je décline, les années ont passées.

Je reste fort comme un chêne, malgré mon désarroi…

Mais ces paroles sont veines, je reste en émoi.

 

A moins que je ne grandisse encore, j’attends le bûcheron…

Celui qui sciera sans efforts, mes branches et mon tronc.

Boucher les fissures, par où passe la solitude…

Ce n’est qu’une gageure, une vieille habitude.

 

Laissons le temps au temps, je reste sur ma cime…

Et moi je prends le temps, d’écrire une rime.

 

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