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2019 n’est plus! Vive 2020! Une année nouvelle qui devrait exiger beaucoup de celles et ceux qui sont attachés à la démocratie, notamment à la démocratie locale, reconnue plus proche par nos concitoyens et qui porte chaque jour son lot d’épreuves et de preuves de travail au service de la vie des usagers, des administrés, des électeurs. Les 34.968 communes de France élisent donc bientôt leur futur Maire ou Mairesse, soit dès le 1er tour, le 15 mars, soit au soir du second tour – plus probablement étant donné le contexte d’éclatement général – le 22 mars.

Après la visite de Saint Nicolas, de la naissance du Christ et de l’étoile filante guidant les Rois Mages ayant aussi traversé nos contrées lorraines, pour annoncer la bonne nouvelle: celle du salut pour tous, arrive une nouvelle séquence électorale majeure pour notre pays, celles des élections municipales. Avant le salut donc, le combat militant et politique, pour défendre des idées neuves.

Un combat politique crucial durant lequel il faudra incarner et proposer un projet d’avenir ambitieux où chaque citoyen.ne trouvera enfin sa place, autrement dit, le chemin de l’émancipation la plus aboutie. Un projet qui respecte la place de chaque citoyen.ne, dans une démocratie où la participation à la décision n’est pas un slogan radoté mais une invitation faite à la codécision constante sur des sujets d’intérêt général. Un projet qui s’applique à mettre en œuvre l’égalité réelle en faisant toujours le choix de l’inclusion, quel que soit le degré de difficulté lié aux diktats validistes ambiants. Enfin, et quel comble en ce début de XXIème siècle où les conquêtes scientifiques et technologiques passées auraient dû nous protéger du danger réel que court la planète entière, c’est-à-dire, notre vie vers une fin plus précoce. En conséquence, un projet où le respect du droit à la vie prédomine sur tout. Dès lors innover sans cesse afin de préserver le cadre de vie qui est le nôtre, c’est-à-dire renouer avec une écologie compensatrice et non punitive, avant qu’il ne soit trop tard et suffoquer de longues semaines de canicule ou bien succomber, noyé et emporté par la violence de pluies torrentielles ou encore brûlés vifs en un rien de temps par des feux provoqués d’une timide étincelle criminelle.

Les temps sont durs, très durs pour celles et ceux qui se sont engagés en politique – elles et eux seuls savent le degré de sacrifice personnel (1) – au nom de la chose publique et de ce que le politique a de plus noble, ici-bas: servir l’idéal républicain, magnifiquement tenu par trois mots sacrés, suspendus au fronton de toutes les Mairies de France, dans une séquence qui s’enlise sérieusement dans la boue des peurs primaires et la défiance citoyenne vis-à-vis de «l’élite élue».

Et pour cause… Pour les plus anglophones d’entre nous, invasion quotidienne de Fake News, la vérité a la même valeur que le mensonge. La justice? Quelle justice? Un vote n’a plus de valeur, si parfaitement organisé soit-il, dont la tenue a été impeccable et les résultats incontestables mais les mauvais perdants refusant obstinément d’accepter la raison des urnes, les urnes ayant toujours raison, par ailleurs, méprisant la légitimité d’une candidature et la chance d’une victoire.

Dorénavant, faut-il croire que la démocratie sera animée par les perdants défaits démocratiquement? Les idées et les idéaux, trop utopique de s’y consacrer? La gauche est-elle un clone de la droite? L’extrême-droite est devenue si polie qu’elle a appris à ne plus gueuler. Elle s’est même entichée de l’idée Europe et vole sans vergogne le combat historique de l’égalité jadis le graal de la gauche… Le «en même temps» en macronie apathique a participé d’un affaissement moral sérieux et aggravé les dégâts sur la perception du politique en décomposant l’offre croyant l’enrichir. Confusions constantes, amalgames, lâchetés, opportunismes individuels, trahisons joyeuses, retraits, ajoutent aux fatigues collectives des partis historiques dont les biceps ont perdu force et honneur pendant que le pays souffre et exige plus de justice sociale et fiscale dans les rues.

Ainsi, les Municipales de mars ne s’annoncent guère tranquilles: listes multiples, étiquettes politiques démonétisées, foisonnement de candidatures injustifiables pour ne pas dire illégitimes. Union de la Gauche? Gauche plurielle? Les analyses des microcosmes ont 20 ans d’âge, sans longueur d’avance aucune sur les inconnues du scrutin à venir. La somme des identités, des étiquettes et des pourcentages n’a pas de victoire d’office à offrir. Quel choix possible?

Il est question d’une incarnation et d’un projet qui parle à l’imagination, à l’esprit et aux cœurs des électeurs afin de pouvoir se projeter dans l’avenir. Il est question de renouvellement, des personnes, des pratiques et des idées. Il est question d’espoir, d’espoir invincible. Il est question de faire une campagne armée des outils de communication contemporains, sans oublier de rester au cœur de la vie des gens que nous chérissons autant que la nôtre. Il est question de politique, celle qui bouleverse notre chance et change notre destin, envers et contre les déterminismes les plus obstinés, armés d’idées innovantes. Le poing à la rose veillera sur nous. «Le moment est venu une nouvelle fois d’armer la vérité en bataille» (2). Enfin, il est question de confiance. Ici, c’est Metz. Ici, ce sera avec «Metz en Confiance»!

 

Notes:

(1) Parmi les plus de 500 mille élus locaux, plus de la moitié ne reçoivent aucune indemnité, c’est-à-dire qu’ils sont bénévoles.

(2) Jean Jaurès

 

 

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