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Le samedi 27 avril, à 16h00, aura lieu à la Maison du Portugal (Cité Universitaire de Paris) la présentation du recueil de poèmes «Devagar, nas asas do vento / Partir sur les ailes du vent», d’António Barbosa Topa (Oxalá Editora, 2019, bilingue), en présence de l’auteur, de l’illustratrice, Margarida Nogueira et du traducteur, Dominique Stoenesco.

Après «O fio da palavra» et «Pelos lábios do silêncio», où le poète évoque les temps de la résistance et de l’exil, ce troisième recueil est un voyage onirique en quête d’un infini inatteignable.

Des lectures de poèmes et un interlude musical seront proposés au cours de la présentation de l’ouvrage. Signalons que cette rencontre poétique a lieu pendant l’exposition «Refuser la guerre coloniale», réalisée par l’Association Memória Viva qui se tient également à la Maison du Portugal, du 19 avril au 4 mai.

Né en 1948, à Porto, António Barbosa Topa a vécu son enfance et son adolescence dans un quartier ouvrier de cette ville. En 1965, il suit des études à l’Institut Commercial de Porto. Face à l’oppression et à l’obscurantisme du régime fasciste portugais, il s’engage dans diverses actions de désobéissance civile et de résistance au salazarisme et à la guerre coloniale. En 1968, il participe au 1er Congrès de l’Opposition Démocratique, à Aveiro. L’année suivante il se réfugie en France et sera tour à tour Secrétaire-général du Syndicat des Travailleurs Consulaires à l’Étranger, animateur socioculturel et interprète, activité qu’il exerce actuellement. Il a été également candidat au mandat de Député de l’émigration.

La poésie de António B. Topa passe par un langage débarrassé des viscosités, sans académismes et sans effusion sentimentale. Ce qui fait son enchantement est d’être à la fois intensément lyrique et complètement en phase avec des événements extérieurs. Son univers poétique est intimement lié à son itinéraire biographique, fragmenté, entre le Douro et la Seine.

Lire António Topa c’est simultanément lire une époque, une génération et revisiter des itinéraires multiples, dans une recherche inexorable de la «bissectrice du rêve», du point de fuite et du point d’accueil, du lieu de désir et de liberté, de la coexistence fraternelle: «Je n’ai ni patrie / ni temps / je suis de la Ribeira». Dans le contexte de l’immigration portugaise en France, il est l’un des poètes qui exprime le mieux la vie entre deux rives, entre deux mémoires, imprimant ainsi à son œuvre des aspects paradigmatiques significatifs.

 

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