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Voyage du Souvenir Français sur les traces des soldats portugais dans les tranchées des Flandres

Un voyage du Souvenir Français et de la Société des Membres de la Légion d’Honneur, sur les traces des soldats portugais dans les tranchées des Flandres, a eu lieu le samedi 5 mai dernier.

Ce voyage fait suite à la Conférence du 8 mars 2016, réalisée par Manuel do Nascimento à la demande de Gérard Viallet, Général de Division et Président du Souvenir Français – Comité de Cormeilles-en-Parisis (95).

Cette Conférence s’est inscrite dans le cadre du Centenaire de l’entrée en guerre du Portugal, aux côtés des Alliés. Vu le sujet méconnu, d’autres Comités du Val d’Oise du Souvenir Français ont souhaité que cette Conférence se réalise dans leurs villes respectives.

Pour ce «pèlerinage» de 45 personnes «Sur les traces des soldats portugais dans les tranchées des Flandres», il convient de signaler la Présence de Gérard Viallet, mais également de Bernard Robert, Délégué Général du Souvenir Français pour le Val d’Oise et Président du Souvenir Français – Comité de Bessancourt (95), Germain Buchet, Maire de Saint Witz (95), le docteur Christian Le Roux, Président de la Société des Membres de la Légion d’Honneur du Val-d’Oise Est (SMLH), le Major Francis Jolivet, le Colonel Lucien Dumont, Vice-Président de la Section du Val d’Oise-Ouest de la SMLH, Albert Armangué, Trésorier du Souvenir Français de la ville de la Frette (95), Jean-Pierre Brisset, Président du Souvenir Français – Comité d’Herblay (95), Bernard Rivy, Maire Adjoint de la ville de Cormeilles-en-Parisis, et Jonathan Mandelbaum, Américain de Cormeilles, traducteur et chercheur en histoire, passionné par tout ce qui concerne le Portugal.

100 ans après la Bataille de La Lys, ce pèlerinage fut une totale découverte pour une grande partie des participants, et pour certains il y avait de l’émotion.

La visite a commencé par la ville d’Aire-sur-La-Lys, ville de l’arrivée des contingents portugais par voie ferroviaire, même si la gare n’existe plus, mais historiquement c’est un local emblématique. C’est dans cette ville qui existe la rue du Portugal, ainsi que l’avenue des Alliés.

C’est en partance de Brest par le train que le 1er contingent portugais arrive à Aire-sur-la-Lys, le 7 février 1917.

Le groupe a poursuivi la visite par le Manoir de Saint Venant, le QG du Corps Expéditionnaire Portugais, pour visiter le jardin et l’ancienne poudrière, une visite guidée par Olivier Rousseau, le propriétaire de La Peylouse, qui a ému en racontant l’histoire du Manoir de La Peylouse et de la présence portugaise entre 1917 et 1918, et au-delà, comme par exemple, la romancière portugaise Cristina Drios, qui a séjourné quelques jours dans ce Manoir pour écrire son romain «Os Olhos de Tirésias» qui raconte la vie extraordinaire d’un soldat portugais de la Première Guerre mondiale, ainsi que l’écrivain José Rodrigues dos Santos pour l’écriture de son romain «A Filha do Capitão».

Après une pause-déjeuner à Lillers, le groupe s’est rendu à La Couture, où il a été reçu par le Maire Raymond Gaquere et son Adjoint, lors d’une cérémonie protocolaire afin de déposer une gerbe au Monument aux morts portugais par le Souvenir Français – Comité de Cormeilles-en-Parisis.

Après cette cérémonie, le Maire a conduit le groupe à l’église pour leur présenter une exposition photos de soldats portugais du CEP, et il a montré, à l’arrière de l’église, dans le jardin public, un bloc de béton (block-house) qui est le dernier vestige visible de nos jours du Réduit de La Couture.

En poursuivant notre pèlerinage, les «pèlerins» se sont rendus au Calvaire de Neuve-Chapelle, pour voir le Christ mutilé des tranchées. Ce Christ était sur le front défendu par le CEP lors de l’offensive allemande du 9 avril 1918. Le village de Neuve-Chapelle, transformé en décombres, ce Christ a été mutilé, mais il est resté – selon des témoignages – début au milieu de chaos. Il a été porté par les soldats portugais qui ont réussi à se regrouper et à revenir vers les lignes des Alliées.

Depuis 1958, le Christ mutilé des tranchées se trouve au Portugal, dans Chapelle du Chapitre du Monastère de Batalha, où reposent deux soldats inconnus, un venu du Mozambique et un autre venu de France.

Avant de repartir pour Cormeilles-en-Parisis, le groupe s’est rendu au Cimetière Militaire Portugais de Richebourg, où se trouvent 1.831 stèles depuis 1924, ainsi qu’à la Chapelle de Notre Dame de Fátima, érigée par des Portugais de la région, en 1976.

Les origines du Souvenir Français remontent à la Guerre franco-allemande de 1870. Gardien de notre mémoire, le Souvenir Français est créé en 1887, et est reconnu d’utilité publique depuis 1906.

Tous les participants ont remercié cette institution française, ainsi que le Général Gérard Viallet et toute l’équipe (Eliane Tavarez et Béatrice François).

 

 

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