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Cette semaine devait se tenir à Lille, le Salon International des Métiers d’Art (SIMA) avec le Portugal comme invité d’honneur. Malheureusement le confinement lié à la Codid-19 a reporté l’édition 2020 à une date ultérieure.

Le Consul Honoraire du Portugal à Lille, Bruno Cavaco, s’est particulièrement impliqué dans ce rapprochement entre le Portugal et les Hauts-de-France sur les métiers d’art. Il répond aux questions de LusoJornal.

 

Pourquoi le Portugal était-il l’invité d’honneur du SIMA?

Secrétaire général du Corps Consulaire de Lille, qui rassemble l’ensemble des Consuls de la région des Hauts-de-France, j’avais organisé une rencontre territoriale en présence du Préfet de Région, Michel Lalande, au SIMA’2019 et au Stade Bollaert-Dellelis de Lens pour évoquer les enjeux internationaux de la capitale de l’ex-Bassin Minier autour de la culture et des métiers d’art. Il faut savoir que l’Agglomération de Lens-Liévin, après l’implantation du Louvre à Lens, a accueilli le Centre de conservation du Louvre, qui regroupe l’ensemble des réserves nationales du Louvre. C’est plus de 250.000 œuvres d’art qui ont quitté Paris pour Liévin afin d’échapper à une éventuelle crue de la scène. Pour avoir été le Président fondateur de la Louvre Lens Vallée, cluster numérique culturel, dont l’idée m’était venue lors d’une visite du Musée Serralves de Porto, je suis particulièrement sensible aux questions de conservation et de numérisation des œuvres d’art. Suite à cette rencontre avec les Consuls du Corps Consulaire de Lille, Alain Griset, Président, à l’époque, de la Chambre régional des métiers des Hauts-de-France qui organise et pilote le SIMA, Ministre délégué aux PME, depuis le remaniement du Gouvernement, m’a proposé de mettre à l’honneur le Portugal dans l’édition 2020.

 

Vous avez accepté cette proposition?

J’ai accepté cette proposition et je me suis donc rendu à Lisboa, en février 2020, pour remettre en main propre une invitation à Berta Nunes, Secrétaire d’Etat aux Communautés portugaises et à Florence Mangin, Ambassadrice de France au Portugal. Cette proposition d’Alain Griset a été très bien accueillie par les autorités diplomatiques portugaises et françaises à Lisboa qui ont répondu positivement à l’invitation dans la mesure où il y avait également une volonté forte de promouvoir les métiers d’art et le savoir-faire portugais.

 

Quels ont été les démarches suivantes?

Des contacts ont été pris avec la Fondation Ricardo Espírito Santo da Silva (FRESS) de Lisboa et la Fabrique d’Azulejos Viúva Lamego, de Sintra, connue dans le Nord de la France via l’artiste international Hervé di Rosa qui a réalisé une magnifique fresque à Lille (Saint Sauveur) et des expositions prestigieuses à Roubaix et au Touquet. Au même moment, la Ville de Lens se positionnait pour être candidate à Capitale européenne de la Culture. Pour avoir été à l’initiative, aux côtés du Maire de Lens, Sylvain Robert, du transfert du Totem de l’Euro 2016 de la ville de Lens à la ville minière d’Aljustrel, qui se trouve dans la région de l’Alentejo, qui a donné lieu depuis à une délégation des Hauts-de-France puis portugaise, j’ai eu l’idée de proposer un stand à Évora’2027 qui est également candidate à Capitale européenne de la Culture en 2027, dans l’objectif de renforcer les collaborations européennes entre deux territoires qui ont des enjeux autour de la Culture et de la reconversion des mines.

 

Une délégation du Portugal a visité la région…

Le bassin minier du Nord de la France, dans une région pilote de la troisième révolution industrielle Rev3, qui fait de la culture et de la transition écologique un levier de développement économique et dont le patrimoine minier a été classé par l’Unesco, dispose en effet d’une expertise intéressante. Le Préfet de région, Michel Lalande, fait de la redynamisation du bassin minier une priorité autour de la «transition juste» et m’a dit s’intéresser également à l’exemple portugais. C’est pourquoi, nous devions également organiser, cette semaine, une rencontre du Corps Consulaire de Lille, en parallèle du SIMA, pour capitaliser sur la présence portugaise sur les enjeux de la rencontre entre la transition écologique et numérique sur l’ancien site minier 11-19 de Loos-en-Gohelle qui dispose de pôles d’excellence et d’un Centre de recherche dans le développement durable et l’économie circulaire. Le Portugal étant aussi identifié au niveau européen comme un pays innovant dans le domaine du digital, du tourisme et de la transition écologique.

 

Très belles initiatives. Le confinement est venu perturber les choses?

J’ai été, tout d’abord, très satisfait de la mobilisation générale autour du Portugal et je remercie tous les acteurs qui ont répondu présents. Malheureusement la Covid-19 et l’annulation du SIMA 2020 sont venues, en effet, contrecarrer les plans, mais il faut rester positif. Ce n’est donc que partie remise et je pense que la Présidence Européenne du Portugal, en janvier 2021, et la Saison Croisée France Portugal, qui débutera en février 2022, seront des opportunités pour renforcer ces liens sur les métiers d’art entre le Portugal et la Région Hauts-de-France. Outre les enjeux de mémoire et de fraternité au regard de la participation du Portugal à la I Guerre Mondiale, il s’agit, en effet, pour le Consul Honoraire de Lille, que je suis, d’agir en faveur du développement des coopérations économiques et culturelles entre les différents territoires des Hauts-de-France et le Portugal. Je sais enfin compter, pour cela, lorsque la situation sanitaire le permettra, sur le Comité France Portugal Hauts-de-France et la Chambre Régionale du Commerce Franco-Portugaise qui est en cours de création.

 

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