Uma senha ser-lhe-á enviada por correio electrónico.

I Guerre Mondiale: Histoire et visite de la famille du Capitaine Luiz Pereira Ribeiro, mort dans la Bataille de La Lys

Association l’Alloeu Terres de Batailles Association l’Alloeu Terres de Batailles Association l’Alloeu Terres de Batailles

«Le samedi 30 juillet 2016, Carlos Ribeiro et sa famille, originaires de Viana do Castelo, au Portugal, sont venus se recueillir sur la tombe du grand-oncle tué en 1918 lors de la Bataille de La Lys et inhumé au Cimetière militaire portugais de Richebourg (62). Le Capitaine Luiz Pereira Ribeiro avait été mortellement blessé au Nouveau Monde (commune de La Gorgue) le 9 avril 1918. Il était Officiel d’Etat-Major de la Brigade portugaise chargée de la défense de Laventie (62)». C’est ainsi que commence le récit de la visite de toute une famille, sur les sites de mémoire, dans les réseaux sociaux de l’Association l’Alloeu Terres de Batailles 1914-1918.

Une belle rencontre que celle de Carlos Ribeiro et sa famille avec les membres de l’association, par le biais de Bertrand Lecomte, Historien de la participation portugaise à la 1re Guerre et du photographe Dominique Bascour.

L’association a monté plusieurs expositions, dont une qui a pour thème «Les malles ont une mémoire». Un panneau de cette dernière, raconte l’histoire du Capitaine Luís Pereira Ribeiro.

Lors de la visite de Carlos Ribeiro et sa famille, l’Association les a pris en charge et les a conduits à différents lieux historiques de la participation portugaise à la Grande Guerre.

Luiz Gonzaga do Carmo Pereira Ribeiro a embarqué, avec le grade de Lieutenant, le 15 avril 1917 du port de Lisboa. Il a été tué peu après 11h00 du matin le 9 avril, point de départ de la Bataille de La Lys. Il est enterré au Cimetière de Richebourg, carré D, rangée 14, tombe 17.

En septembre 1917 le Lieutenant Luiz Pereira Ribeiro a été promu au grade de Capitaine, en récompense pour son implication et dévouement à la tâche qui lui a été confiée sur le front des tranchées, dans la «Brigada da Frente».

Presque 4 ans après sa visite, nous avons interrogé Carlos Ribeiro, qui malgré sa lourde tâche actuelle – étant médecin à Viana do Castelo – a bien voulu nous dire ce qui lui reste de cette visite.

 

Quel est le lien de parenté entre vous et Luiz Gonzaga do Carmo Pereira Ribeiro?

Mon grand-père était frère du Capitaine Luiz Pereira Ribeiro.

 

Depuis quand connaissez-vous son histoire?

Je savais depuis mon enfance que le Capitaine était mort en France, mais j’ignorais les circonstances de sa participation au CEP, de son décès, ainsi que du lieu où il avait été enterré. Ce n’est qu’après 2010, à la suite d’une émission à la télévision, autour du thème de l’implantation de la République portugaise, que j’ai commencé à enquêter sur le web, les bibliothèques, les journaux de l’époque, les archives, les musées militaires, les livres et les rapports rédigés par les participants. Je dois ici remercier la collaboration des chercheurs de l’Instituto de História Contemporânea da Universidade Nova de Lisboa, qui m’ont beaucoup aidé.

 

Vous vous êtes procuré donc beaucoup d’informations sur votre familier avant de venir visiter les lieux de mémoire en France?

J’ai enquêté initialement sur mon oncle. J’ai ensuite étendue ma recherche à la participation de la «Brigada do Minho», la 4ème Brigade de la 2ème Division, avant ma visite au Cimetière militaire portugais de Richebourg et Laventie.

 

Comment s’est passée la rencontre avec l’historien Bernard Lecomte?

Très bien. Pendant les années qui ont précédé notre visite en France, nous avons échangé de la correspondance et de la documentation. Nous nous étions déjà rencontrés à Porto. J’ai organisé avec lui notre visite avant notre venue.

 

Vous détenez une photo du Capitaine. C’est elle qui a déclenché votre curiosité pour son histoire?

J’ai effectivement la dernière photo de mon oncle. Elle a été envoyée de France en mars 1918, après son retour de congé de Viana do Castelo.

 

L’état de conservation des tombes du Cimetière militaire portugais de Richebourg vous paraît-il bon?

L’état des tombes n’est pas excellent, mais ce n’est pas la honte comme j’ai lu sur certaines publications. Je pense, par ailleurs, qu’on pourrait faire quelques améliorations facilement.

 

Faites-vous encore des recherches sur votre familier et sur la participation portugaise à la 1ère Guerre?

Non, je ne consulte plus que sur Facebook le site «Corpo Expedicionário Português 1916-1918», grâce auquel j’ai eu l’occasion de contacter M. António da Silva Maia, décédé depuis.

 

Selon vous, comment est traitée au Portugal, la participation portugaise à la 1re Guerre mondiale?

Je pense que le thème est, pour l’instant, encore traité d’une manière trop timide. Je ne comprends pas, par exemple, pourquoi ma ville a raté l’occasion du Centenaire pour mieux faire connaître les faits historiques importants et honorables de l’Etat-Major de la 4ème Brigade et l’un de ses Bataillons, parti de Viana do Castelo. J’ai moi-même fait quelques tentatives pour faire parler d’eux, avec un faible résultat. Il semblerait que le thème ne soit pas, politiquement porteur.

 

Comunidade

 

X