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I Guerre Mondiale: estaminets, lieux de vie?

Arquivo Histórico Militar, Arnaldo Garcez Coll. La Contemporaine Coll. La Contemporaine
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Le soldat-photographe de guerre Arnaldo Garcez a immortalisé des estaminets en France lors de la I Guerre Mondiale. Peut-être parce qu’ils étaient des lieux de vie?

Près du front, certains ont souffert des bombardements. D’autres, à l’arrière, alimentent les récits de certains soldats.

Dans les mémoires de son expédition en France, publiées en 1919, Humberto d’Almeida (1) relate les «demoiselles» assistant au passage des convois portugais: «Às portas dos ‘Estaminets’ amontoavam-se soldados ingleses e garridas demoiselles, que vinham assistir à nossa passagem».

Certains clichés du photographe Arnaldo Garcez sont suffisamment précis pour identifier les mots «estaminet» et «débit de boissons», dans la région de Thérouanne et Roquetoire (près du château de La Morande, HQG: Haut Quartier Général portugais), par exemple (Pas-de-Calais).

Les longues marches des troupes pour se diriger vers l’arrière du front, la vie derrière les lignes ont permis aux soldats d’être en contact avec les civils et de parfois goûter aux plaisirs simples de la vie.

Les hommes français partis à la guerre, les femmes tiennent le commerce. Elles sont entourées de leurs enfants. Une photo représente une mère et sa fille en 1917 à Ligne, hameau de Roquetoire, devant leur débit de boissons. Ce lieu existe encore aujourd’hui. Il s’agit de la famille Cordiez-Delaire, la maman est veuve de guerre.

Les recensements de population du Pas-de-Calais sont utiles à l’identification.

Merci à François Caron pour son aide à compléter ces deux histoires familiales françaises interrompues par deux guerres successives.

Clémence Delaire, la mère, perd son époux lors de la I Guerre Mondiale dans la Meuse, en 1916. Lucie Cordiez, la petite fille sur le cliché, prend la succession du café et perd son mari le jour de l’Appel du 18 juin 1940.

Une autre photo représente des civils, une femme et deux enfants, observant le passage d’une colonne de soldats portugais. Elle a été prise au chemin de Thérouanne, selon un cadastre ancien, rue de Thérouanne, selon le recensement de 1911 d’Aire-sur-la-Lys. Ce qui est probable, peu de maisons sont recensées à cet endroit.

Le journal «Le Grand écho du Nord de la France» (2) raconte ces moments de vie des soldats portugais dans les estaminets et également des querelles (l’alcool aidant?) entre eux, et parfois avec des soldats britanniques. Certaines disputent se terminent mal, l’usage est fait des armes militaires, mais c’est la guerre?…

Une histoire d’hommes?

 

Notes:

(1) Memórias dum Expedicionário a França, Hemerotecadigital Lisboa.

(2) Bibliothèque nationale de France, Gallica.

 

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