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Il y a des jours où des rencontres se font sans qu’on les cherche.

Avec Lionel Delalleau, dont un article a été édité le 12 novembre dernier dans LusoJornal, deux idées font le chemin sur le Cimetière Militaire Portugais de Richebourg. Nous nous sommes déplacés au Cimetière portugais ce lundi 25 novembre au matin.

Nous y avons rencontré, deux officiels portugais. Une venue en forme de passation et d’information.

Deuxième rencontre: des collégiens qui faisaient une visite au Cimetière.

Au programme d’histoire-géographie de 3ème, le thème de la passation et du devoir de mémoire est l’un des sujets traités. Peut-être que la région s’y prête, toutefois signalons le rôle des enseignants et l’effort du collège.

Les élèves du collège Sainte Ide en visite, étaient 28.

Dans ce collège de 1.183 élèves, 10 classes sont de 3ème. Toutes les 10 classes ont passé ou vont passer par le Cimetière Militaire Portugais de Richebourg d’ici la fin 2019. Tous les ans cette visite est au programme. Notons qu’au niveau financier, ce n’est pas anodin, le déplacement se faisant par des autocars.

Sébastien Crédoux, un des enseignants, a fait un petit résumé de la participation des soldats portugais à la 1re Guerre, a demandé le silence en entrant dans le cimetière et a notamment montré la sépulture de João Augusto Ferreira de Almeida, l’unique soldat portugais fusillé (le 16 septembre 1917) pendant la 1ère Guerre mondiale, dernier condamné portugais de l’histoire.

Le voyage des élèves du collège Saint Ide de Lens se poursuivait par le Mémorial Indien, juste à côté et par le Musée de la Bataille de Fromelle, Bataille où plusieurs milliers d’Australiens ont perdu la vie.

Trois lieux visités, trois pays. Une manière de démontrer, de confirmer, auprès des jeunes collégiens du caractère mondial du conflit.

Sur les réseaux sociaux du collège, en date du 19 novembre, preuve de l’intérêt porté au sujet de la 1ère Guerre, nous pouvons lire:

«Samedi 16 novembre, 82 élèves de 3ème sont venus accomplir leur devoir de mémoire en effectuant la 4ème édition de la marche commémorative en l’honneur des soldats disparus lors de la Première Guerre Mondiale.

Ils ont effectué 9,25 km entre le monument canadien de Vimy et le site de Lorette, avec quelques arrêts à des points stratégiques où M. Budyck, professeur d’histoire et Mme Passel, professeure de français et porteur de l’EPI Passeurs de mémoire, leur ont donné diverses explications afin de remplir le carnet d’orientation réalisé par les professeurs d’EPS, Mme Cichosz et M. Riez.

L’arrivée en haut de la colline de Lorette s’est effectuée après une montée silencieuse de la Blanche voie, rendant ainsi hommage aux Poilus. Tony, le sonneur de cornemuse attendaient nos élèves ainsi que M. Garandel, professeur d’histoire et garde d’honneur à Lorette, qui leur a transmis ses connaissances sur le lieu.

Des élèves de 3ème, passeurs de mémoire, une attitude qui les honore… Un grand bravo à tous ces volontaires venus un samedi matin».

Il y a de cela trois ans, nous avions déjà fait reportage pour LusoJornal sur trois classes du lycée français de Porto qui visitaient le Cimetière Militaire Portugais. Une visite qui a eu lieu pendant plusieurs années de suite.

Rappelons ici, que le Cimetière Militaire Portugais de Richebourg, à l’image d’autres lieux du Nord, du Pas de Calais et de Belgique, sont candidats au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Nous sommes sortis du Cimetière convaincus que des petits aménagements vont se faire très rapidement pour améliorer la présentation du lieu: en coupant les deux arbres, partie de celles-ci ou en déplaçant les tombes des soldats Joaquim José Baptista e Alfredo Brigas, tombes qui sont complètement de côté, poussées par les dites arbres. Quant à l’arbuste, planté par Afonso Maia devant la tombe du seul fusillé portugais, il a besoin d’être taillé.

Ces aménagements sont, évidemment, loin d’être suffisants, si l’on veut avoir un cimetière digne de faire partie du Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Faire partie de ces lieux, c’est un honneur, mais aussi un devoir.

Il y a un tourisme qui se développe autours des lieux de mémoire, le Cimetière portugais, par son caractère unique, le type de tombes qu’il présente, les seules tombes en granite, sera amené à être de plus en plus visité.

Le nerf de la guerre, reste… l’argent.

Pourquoi ne pas lancer l’idée au Portugal et ou parmi la Communauté portugaise à l’étranger, du Loto du patrimoine, à l’image de ce que Stéphane Bern a lancé en France. Peut-être trouverait-on de l’argent pour rénover, entre autres, le seul Cimetière Militaire Portugais à l’étranger.

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