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Les portes-drapeaux, dont Felicia d’Assunção, reçus par Xavier Bertrand

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«Je reçois ce midi, 18 décembre, les portes-drapeaux au siège de la Région. Ils ne portent pas seulement des drapeaux, ils portent aussi nos valeurs». C’est par ces mots que Xavier Bertrand, Président de la Région Hauts de France annonce la rencontre/repas organisée en honneur des centaines de porte-drapeaux de la région des Hauts de France qui, pendant, les 4 ans des commémorions du Centenaire de la 1ère Guerre, ont répondu toujours présents.

Xavier Bertrand a par cette cérémonie voulu honorer les presque 1.000 portes-drapeaux de la région Hauts de France. Les locaux du siège de région n’étant pas suffisamment grands, il n’ y a pas eu une cérémonie, mais trois. Trois jours, trois Départements, un par jour (Nord, Pas de Calais et la Somme).

Faisaient partie des porte-drapeaux invités, Felicia d’Assunção, la plus âgée entre tous: 92 ans, la première femme porte-drapeau officielle du Portugal. Xavier Bertrand, a tenu que Felicia mange à sa table.

Rencontre symbolique, qui ouvre des portes, des perspectives, si l’on en croit Xavier Bertrand: «Dans les Hauts de France, nous voulons prolonger le Centenaire 14-18 en faisant de nouvelles propositions pour accueillir celles et ceux qui ont aussi perdu leurs aïeux, tombés ici pour protéger notre liberté et transmettre cette mémoire aux jeunes générations».

Peut-on par ailleurs voir une petite loueur d’espoir pour le renouvellement du Cimetière Portugais de Richebourg, dans les mots du Président de Région?: «Dès 2019, nous mettrons en place des financements pour rénover les monuments aux morts et restaurer les drapeaux des portes-drapeaux».

L’invitation de Xavier Bertrand faite à Felicia d’Assunção est à la fois personnelle et collective. Par elle, c’est tout le Portugal, et notamment les 55.000 soldats portugais qui ont participé à la 1ère Guerre Mondiale qui ont été invités.

Felicia, un bout de femme, reconnue par tous ceux qui suivent les cérémonies de la Bataille de La Lys. A 92 ans, elle porte haut la défense de la mémoire des soldats portugais, son père ayant participé à ce qu’on appellera la Grande Guerre.

Née en 1926, Felicia aime à rappeler: «J’ai deux pays, le Portugal et la France, mais je m’appelle Felicia. Du sang portugais coule en moi, comme dans les veines de mes enfants et de mes petits-enfants».

Les relations Portugal-France ont bien évolué, elle n’a toutefois pas oubliée des mots entendus pendant sa scolarité: «sales portugais».

Il a fallu des dizaines d’années… Felicia se sent, à présent, plus apaisée: «Dans ce petit village de Burbure, j’ai enfin réconcilié mes deux histoires… la portigritude».

Des souvenirs? Elle en a plein la tête: «Je me souviens des commémorations de la Bataille de la Lys du 9 avril. Papa faisait plein de voyages avec son side-car pour emmener ses enfants au Cimetière Portugais de Richebourg. Je me souviens très bien des tenues, des uniformes, des émotions, des drapeaux qui flottaient au vent du Nord».

«À propos de drapeau, je vais vous raconter une belle histoire: mon père avait demandé à Lisboa, en 1924, le drapeau de sa Compagnie. Il est arrivé en 1929 et tous les ans, j’ai vu mon père le sortir fièrement, pour porter le souvenir de ces mois terribles du printemps 1918. Et plus tard… bien plus tard, c’est moi qui ai pris la ‘relève’. J’étais devenue la première femme porte-drapeau officielle!»

Usé, ce premier drapeau a rejoint le Musée de l’Armée à Lisboa. Felicia porte fière le nouveau drapeau, plus léger.

Les années passent, la relève est assurée. Porte-drapeau… une question de famille.

 

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