Uma senha ser-lhe-á enviada por correio electrónico.

Virtuose angolais du quissange – cet instrument à lamelles métalliques qu’il a appris à fabriquer avec un luthier en Angola et qu’il peaufine dans son atelier – Lulendo sera en concert au Studio de l’Ermitage, à Paris, le mercredi 21 février, avec son nouvel album, «Mwinda».

Né à Maquela do Zombo, en Angola, Lulendo est arrivé à Paris en 1982. En 1993, après avoir été choriste, il forme un groupe de chant accompagné d’instruments et de percussions. En 2000 il publie son premier album, «À qui profite le crime?», un cri de révolte, mais aussi d’espoir, face au drame de la guerre civile en Angola. En 2001, il est finaliste aux Découvertes RFI et passe en première partie du concert de Bebel Gilberto, puis, en 2005, il anime des ateliers de musique au festival Banlieue Rythmes, au Sénégal.

Depuis plus de vingt ans Lulendo arpente les scènes du monde avec son quissange, appelé aussi likembé dans une autre langue de l’Angola. Il en est tombé amoureux en écoutant son grand-père jouer de ce «piano à pouce», dont il fait «jaillir de longues phrases cristallines qui rappellent les goûtes de pluie perlant sur les feuilles des arbres, là-bas dans la forêt équatoriale africaine».

Dans «Mwinda» (lumière, lanterne), son quatrième album, Lulendo célèbre la rencontre des forêts d’Afrique et de la jungle urbaine. Entre tradition et modernité, guidée par son quissange fétiche et accompagné par les guitares, les cuivres et la batterie, la voix de Lulendo plane sur de nouvelles sonorités urbaines. Ainsi, à travers les onze titres de «Mwinda» on sent la simplicité épurée des musiques du village, tout autant que l’énergie bouillonnante et survoltée des villes. «Certaines chansons, nous dit Vladimir Cagnolari dans la présentation de cet album, font d’ailleurs référence à la survie dans la capitale Luanda, et en particulier à toutes ces femmes qui, marchandises sur la tête, arpentent les rues et les carrefours embouteillés en quête de clients, pour rapporter chaque jour de quoi faire bouillir la marmite».

Toujours dans les rues, mais sur un mode plus humoristique, la chanson “Azul e Branco” évoque les trajets dans les kandongeiros, ces minibus de transport collectif peints de blanc et de bleu dont les chauffeurs aiment jouer les fous du volant. Des instantanés d’une capitale, Luanda, où Lulendo est retourné ces dernières années.

Mais «Mwinda» c’est aussi un voyage dans les genres, car de la rumba amoureuse (Alabany) en passant par la ballade épurée (Nguya) ou l’énergie funky de Mamona Mbua, cet album ressemble bien à Lulendo, aux chemins qu’il a parcourus et aux sources qui l’ont nourri.

Avec ce dernier album, Lulendo s’impose de plus en plus comme auteur, compositeur et interprète lusophone sur la scène musicale parisienne.

 

Le vendredi 21 février, 20h30

Studio de l’Ermitage

8 rue de l’Ermitage

75020 Paris

 

 

Gostou deste artigo? Vote, participe!
Votação do Leitor 1 Voto
9.2
X