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J’ai dit au revoir à Marisa devant le Palais de Justice d’Albi, entre larmes de joie et de tristesse, elle avait le sentiment que justice était faite, elle savait que cela ne rendrait pas la santé à son père, elle était consciente que plus rien ne serait comme avant.

«Un Monsieur qui se disait chef d’entreprise en France, est venu chercher mon père au Portugal en 2012, il lui a promis du travail, un bon salaire, un logement et la possibilité de bénéficier de la retraite française, le paradis pour un homme de 55 ans, sans travail, qui devait s’occuper de notre mère à la santé fragile et qui avait vu ses 2 enfants émigrer en Hollande. Mon père a toujours été un homme qui parlait peu de sa vie, c’est au moment de son AVC que nous avons appris la vérité sur son parcours français», a commencé par dire Marisa.

Seul en France, sans permis de conduire, sans aucune connaissance de la langue ni de la société française, António a été logé dans un studio insalubre, payé au noir, sans contrat de travail ni de protection sociale, dépendant de la personne qui lui à promis une vie meilleure, avant d’être complètement abandonné suite à son AVC le 17 octobre 2016.

«Ce n’est que fin septembre 2014 que sa situation à été régularisée, mais pour autant ses conditions de travail améliorées, j’ai pu m’en rendre compte aujourd’hui au Conseil des Prud’hommes que son patron n’avait aucun respect pour les salariés, mon père et ses collègues de travail ne sont que de simples objets de production. Heureusement que deux personnes de son entourage l’ont aidé et se sont préoccupés de sa situation, ils nous ont contactés, sinon il serait mort dans la rue», a continué de dire Marisa.

Le Chef d’entreprise en question à quitté le Portugal il y a 6 ans, sur la pointe des pieds, et a reproduit en France les mêmes méfaits, pas de déclaration de revenus, non présentation de comptabilité, travail dissimulé, harcèlement moral, intimidations, il a eu une ascension fulgurante, car en peu de temps il est autant connu au Palais de Justice d’Albi que dans la vie professionnelle locale, où sa crédibilité fait défaut.

Deux référés perdus au Conseil de Prud’hommes et une saisine en cours. António, n’a pas été le seul, loin de là, à subir les incivilités du chef. «C’est moi le patron, je fais ce que je veux, je suis un honnête homme et tout le monde cherche à me voler», a prétendu le monsieur devant les juges, alors qu’il refusait de payer les indemnités d’arrêt maladie d’António, considérant qu’il n’était plus productif!

Didier, commercial indépendant, a été le principal client de l’entreprise, et a transmis son sentiment au LusoJornal. «Alors que j’ai largement contribué commercialement au développement de l’entreprise où travaillait António, il m’est difficile d’accepter que le gérant me menace de mort, me traite de voleur, exploite les employés et cherche à se faire passer pour une victime du pays ou il est venu se réfugier. Je regrette sincèrement que ce genre de nouveaux venus, puisse ternir l’image des Portugais dans la région».

Un esprit malin rôde autour de la Cité Episcopale albigeoise, se sentant démasqué et pris à son propre piège, l’homme n’a qu’une seule idée en tête, s’enfuir en Suisse ou au Brésil.

 

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