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Pedro Alves, un passionné dès son plus jeune âge pour la musique, a fréquenté le Conservatoire afin d’améliorer et développer son talent de chanteur et de musicien. C’est là qu’il apprend le piano et la guitare.

En 1999, alors qu’il sort de l’adolescence, il participe au concours français pour choisir la chanson qui représentera la France à l’Eurovision en 2000.

Il jouera le personnage d’Aaron et chantera dans la comédie musicale «Les dix commandements».

C’est de lui aussi le livre «Des sanglots dans la voie», un roman où les destins, d’un grand-père et de son petit-fils, se croisent.

Chanteur et producteur du spectacle «Carte Postale du Portugal», c’est à Lille que LusoJornal l’a rencontré pour parler de la tournée en cours et de sa venue avec Linda de Suza et Mara Pedro le 4 janvier au Théâtre Sébastopol, dans la capitale nordiste.

 

Comment vous est venue l’idée de la création du spectacle «Carte postale du Portugal»?

L’idée «Carte postale du Portugal» ça m’est venue en regardant les informations. Je me suis rendu compte qu’il y avait un grand déballage dans les médias et une grande panique dans la population française à propos des migrants. Je me suis fait la réflexion: «il y a de cela 30 à 40 ans, les migrants étaient mes parents, mes grands-parents». Aujourd’hui les Français sont mariés avec des Portugais, sont copains avec les Portugais, chaque Français a au moins un ami Portugais. Je me suis dit qu’il fallait faire un spectacle avec des belles chansons, pour montrer que la culture c’est quelque chose de beau, que les migrants c’est quelque chose de positif. «Carte postale du Portugal» a été créée pour ça.

 

Dans le spectacle il n’y a que des chansons de Linda de Suza, ou le choix a été plus large?

C’est beaucoup plus large. En France il y a quelques chansons portugaises qui ont été des tubes, comme par exemple «Avril au Portugal» qui a été chanté par Amália Rodrigues, mais également par Ivette Giraud dans les années 1950. Il y a «Elle tu l’aimes» d’Hélène Ségara, initialement «Canção do mar» de Dulce Pontes. Il y a la «Maison sur le port», «Casa da Mariquinhas»… Toutes ces chansons, c’est un peu, comme aux États-Unis. On croit que «My Way» est une chanson de Frank Sinatra, alors que c’est une chanson de Claude François. Je me suis aperçu que des tubes français étaient parfois des chansons portugaises à l’origine. Je me suis donc dit que le spectacle serait une partie en portugais et l’autre moitié en français. Les gens s’aperçoivent, finalement, qu’ils connaissent le Portugal, le Portugal fait un peu partie d’eux, grâces à des chansons.

 

Vous avez, avant le début de la tournée, lancé un CD avec des chansons du spectacle. Qui chante dans ce CD?

Warner Musique nous a fait l’honneur de sortir le CD en honneur au Portugal. On y trouve des chansons de Linda de Suza, Mara Pedro, la princesse du fado et de moi-même, qui chante un coté plus moderne. Mara Pedro chante un fado positif, c’est une nouvelle forme de fado. Elle est l’une des meilleures. Dans le CD, on peut dire qu’on y retrouve finalement trois générations. Le guitariste, Tiago Lima vient également du Portugal, plus précisément des Açores.

 

Vous, vous êtes né en France. Pouvez-vous, nous présenter Mara Pedro?

Moi, je suis lusodescendant. Mara Pedro vit au Portugal, elle vient de Viseu. Elle a commencé sa carrière à l’âge de 10 ans, aujourd’hui elle en a 20. Elle édite des disques depuis son plus jeune âge. Mara Pedro, une des révélations du fado est en tournée mondiale et a déjà reçu plusieurs prix musicaux, tant au niveau national, qu’international.

 

Vous avez déjà fait plusieurs spectacles avec «Carte postale du Portugal». Quelle a été la réaction du public?

Au début, on été anxieux, car nous mélangions la variété avec le fado et la musique populaire. Habituellement ce n’est pas comme cela que ça se passe. On a fait le pari, et ça marche. Les gens se lèvent pour chanter par exemple «Tiro liro» de Linda de Suza et s’assoient avec la larme aux yeux, pour écouter le fado de Mara Pedro. Le pari de louer des théâtres, des opéras, permet de mettre le Portugal dans un écrin, on vient pour écouter, pour partager, on se rend compte à quel point on a une si belle culture, de si beaux bijoux.

 

À Lille vous allez chanter au Théâtre Sébastopol, l’une des plus belles salles de France. Êtes-vous anxieux de vous y produire le 4 janvier?

Je suis très anxieux, car j’aime Lille. Je suis déjà venu avec «Les dix commandements», c’était au Zénith. Je connais les gens de Lille, ce sont des gens très chaleureux, qui nous donnent d’entrée, ils n’attendent pas de recevoir, ils donnent dès le départ, il faut qu’on soit à la hauteur. On fera tout et on espère être à la hauteur de ce public qui est très généreux.

 

La tournée est programmée depuis quelque temps. Y a-t-il encore des dates qui vont venir s’y ajouter?

Le spectacle sera amené à se prolonger. On a déjà fait quelques représentations du spectacle et on commence à avoir beaucoup de demandes d’associations, d’organismes culturels, tant en France qu’à l’étranger.

 

Quelle est la différence de participer à un spectacle grand public, comme cela a été le cas avec «Les dix commandements» et celui de «Carte postale du Portugal»?

Les dix commandements c’était un spectacle où je recevais de l’argent, alors que là, c’est un spectacle où j’en dépense beaucoup, car j’en suis aussi, le producteur. Les dix commandements c’était un spectacle dont on avait «le vent dans le dos», il avait un énorme succès et le public était derrière nous. Faire un spectacle en hommage au Portugal, comme toute autre hommage à la culture, est quelque chose de risqué. Pour des raisons économiques et sociales, les élections en France mettent souvent le Front National au second tour. Faire un hommage à une culture différente en France, peut paraître, parfois, un peu osé. On pourrait entendre «c’est encore des Portugais»! Oui, mais c’est des Portugais qui viennent vous dire «je t’aime», donc venez, vous allez voir que c’est agréable.

 

Un petit message pour les gens du Nord?

Il y a plein de belles choses dans ce spectacle. Il y a déjà Linda de Suza, une légende qui tend la main à une jeune portugaise de 20 ans, Mara Pedro. Rien que ce symbole, c’est déjà très fort. Il n’y a pas de star, on avance main dans la main. Le Portugal n’est pas qu’une destination touristique, c’est également une culture extrêmement riche. Il n’y a pas que les clichés de la «morue»… Rendez-vous compte, le Portugal au monde, est l’un des rares pays qui possède un style musical, le fado, il fait partie du patrimoine immatériel mondial de l’Unesco, c’est extraordinaire d’avoir autant de culture, autant de force. Je voulais également dire un mot sur LusoJornal. Je voudrais que les gens prennent conscience que nous avons une pépite qui s’appelle LusoJornal, qui comme tous les médias est aujourd’hui en difficulté. Il a besoin d’être aidé, lu, partagé. Je voudrais dire aux lecteurs et au LusoJornal, que tout ce qu’on pourra faire pour mettre en avant ce beau journal, on le fera. Le pire c’est quand il n’y aura plus de journaux, c’est nous priver un peu de notre liberté. Vos faites un travail formidable pour notre Communauté portugaise. Les gens ne savent peut-être pas et ils se disent «les journalistes touchent de l’argent», or cela n’est pas le cas. Vous le faites avec votre cœur et montrez que le Portugais aime et vit le Portugal à travers le monde. S’il y a quelque chose à féliciter, c’est votre travail et LusoJornal.

 

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