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Cultura

 

La performance poétique, musicale et plastique «Une ville de papier / Uma cidade de papel» conçue par Florence Evrard, en hommage à Maria Helena Vieira da Silva, sera présentée ce vendredi 14 octobre et demain, samedi, au Museu Nacional do Teatro e da Dança, à Lisboa, et est programmée également le samedi 29 octobre, à 19h00, à la Maison du Portugal André de Gouveia, à la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP). Ce spectacle intègre la Saison France-Portugal 2022.

«L’incertitude, c’est moi», revendiquait Vieira da Silva. «L’artiste née à Lisboa, peint des villes, des architectures, des bibliothèques, elle peint des rivages… des mondes obscurs, des espaces en partance… Une ville de papier entrelace sa vision et celle de six poètes hantés par l’imaginaire de Lisboa, la ville blanche aux sept collines» lit-on dans la présentation du spectacle. «Une lecture-spectacle comme une invitation au voyage dans la musique et la matière, les mots et les images. Une véritable ode à la peinture, à la terre, à ce qui fait vaciller».

Le texte est de Vieira da Silva, selon une interview de Georges Charbonnier «Le Monologue du peintre», mais Florence Evrard a sélectionnés également des poèmes de Sophia de Mello Breyner, Armando Silva Carvalho, Álvaro de Campos, Adília Lopes, António Ramos Rosa, Alexandre O’Neill et Murilo Mendes.

C’est en découvrant dans «Le Monologue du peintre», l’entretien radiophonique que Vieira da Silva avait accordé à Georges Charbonnier, que Florence Evrard, saisie par la singularité et la dimension poétique de sa parole, a souhaité la «faire entendre» au plus grand nombre. «Au premier regard les tableaux de Vieira da Silva évoquent des architectures urbaines, des villes, notamment celle de Lisboa, ville natale de l’artiste franco-portugaise. Pourtant très vite ces architectures labyrinthiques aux contours mouvants nous plongent dans une autre dimension, plus mystérieuse ; espace du dedans, immensité intime, aussi vaste et complexe que les territoires qu’explorèrent en d’autres temps les navigateurs portugais. Ce réseau en toile d’araignée, est une métaphore de la réflexion, mais également une exploration de la perception. Car Vieira da Silva, comme tous les grands peintres est une aventurière, une défricheuse de territoires inconnus. Regard et intelligence aiguisés, instinct à l’affût, elle nous conduit à travers ce ‘Monologue’ vers ces rivages inexplorés, à la recherche d’une énergie que l’œuvre matérialise».

Sur scène il y a Isabelle Gozard, Philippe Bertin, Florence Evrard et la musicienne Aurélie Pichon.

En tant que scénographe, Florence Evrard a travaillé avec plusieurs metteurs en scène et sur des grands projets lyriques. Depuis 2013, elle développe des créations personnelles avec la compagnie La Gaillarde dont elle est directrice artistique. Sa première mise-en-scène fut exactement «La ballade de Vieira ou la lumineuse incertitude», en 2017, présenté au Le Nouveau Relax de Chaumont et au Théâtre des Sept Collines de Tulle.

 

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