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Cultura

 

 

Du 25 au 27 mars, aura lieu à Paris la 18ème édition du Festival International de Choro, à la Maison du Brésil (Cité universitaire internationale de Paris), sous la direction artistique de la pianiste brésilienne Maria Inês Guimarães.

Cet évènement, organisé par le Club de Choro de Paris, en partenariat avec le Cebramusik et plusieurs institutions brésiliennes, réunit des musiciens de choro, amateurs et professionnels, pour trois journées festives de rencontres, de rodas, d’ateliers instrumentaux et de concerts en soirée.

Maria Inês Guimarães est pianiste, musicologue et compositrice, ayant déjà enregistré une douzaine de CD. Après des études musicales au Brésil, elle s’installe en France, en 1988, et soutient une thèse de doctorat sur l’œuvre du compositeur Lobo de Mesquita (1746-1805), à la Sorbonne, en 1996. L’improvisation libre est une de ses passions. Actuellement elle est professeure titulaire de piano au Conservatoire d’Antony, en banlieue parisienne, où elle réside.

Le choro, selon Maria Inês Guimarães, serait issu des danses de salon de Rio de Janeiro à la fin du XIXe siècle, où s’est produit le même mélange Europe-Afrique qu’on peut entendre dans la biguine, le tango ou le ragtime, qui sont les cousins du choro. Par ailleurs, au XVIIIème siècle, au Brésil il y avait aussi la modinha, qui était la manière brésilienne de chanter les chansons qui venaient du Portugal. Ainsi, la modinha, mais aussi le lundu (danse et chant venu d’Afrique), syncopé et plus rythmé, sont les précurseurs du choro. Les plus grands instrumentistes de la musique populaire brésilienne viennent du choro, qui nourrit également les musiciens classiques, comme Villa-Lobos.

Au programme de cette 18ème édition du Festival de Choro de Paris, on signalera notamment les concerts suivants, en soirée : Fernando Mumu, au trombone, et son invité Roberto Moura, au chant (vendredi) ; le duo venu de São Paulo, Rafael Santos, au piano et Eduardo Lobo, à la guitare, et leur invitée Marika Lombardi, au hautbois (samedi) ; Manassès de Sousa, venu du Ceará, avec sa guitare à 12 cordes, son cavaquinho et sa guitare portugaise, et l’ensemble Maracujá, créé en 2012 par la flûtiste Amina Mezaache (dimanche).

En ouverture de ces concerts on pourra apprécier le travail musical réalisé par les élèves du Club du Choro de Paris et ceux du Conservatoire Paris Centre, Pantin et Antony, qui donneront un festival oboé (haubois).

Outre les concerts, ces trois journées seront constituées essentiellement d’ateliers instrumentaux auxquels il est possible de participer en s’inscrivant (horaires et programme détaillé ICI).

Enfin, ne pas rater la roda de choro de dimanche 27 mars après-midi, en hommage aux deux célèbres compositeurs de musique populaire brésilienne, Duque et Pixinguinha.

 

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