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La 14ème Rencontre Nationale des Associations Portugaises de France, qui a eu lieu le 14 octobre dernier à l’Hôtel de Ville de Paris, était placée sous le signe de la lusophonie. En accueillant des associations dont les actions sont tournées plus particulièrement vers le Portugal, mais aussi vers l’Angola, le Brésil, le Cap-Vert et Timor-Est, la Coordination des Collectivités Portugaises de France (CCPF) inaugurait la 1ère Rencontre des Associations Lusophones.

Une quarantaine d’associations et près de deux-cents personnes ont participé à cette journée. Au programme figuraient quatre sujets dont le point commun était la langue portugaise: la lusophonie dans le monde; comment valoriser la lusophonie à travers les initiatives associatives; la campagne de l’ADEPBA pour l’ouverture des cours de Portugais; comment faire un journal de et sur la Communauté lusophone / le nouveau site du LusoJornal.

 

Céremonie d’ouverture

Après une brève allocution de bienvenue de Marie-Hélène Euvrard, Présidente de la CCPF et de Hermano Sanches Ruivo, Conseiller de la Ville de Paris, soulignant le travail des associations sur le terrain, ont pris également la parole Carlos Pires, Ministre conseiller de l’Ambassade du Portugal en France: «il faut donner à la langue portugaise le statut qu’elle mérite », a-t-il dit, tout en rappelant que plus de 30.000 élèves apprennent cette langue en France; Paulo Pisco, Député, qui s’est félicité de cette rencontre «inédite et historique» et qui en même temps a souhaité un renforcement des échanges au sein de la Communauté des Pays de Langue Portugaise; Carlos Gonçalves, Député, a souligné lui aussi l’initiative de la CCPF et plaidé pour une offre plus grande de cours de Portugais, tout en rappelant que «la France est un pays de plus en plus tourné vers le Portugal»; António de Albuquerque Moniz, Consul général du Portugal en France, a mis en valeur l’action de la CCPF dans la promotion de la langue portugaise et a estimé que «les autorités françaises devraient répondre plus favorablement aux demandes d’ouverture de cours de portugais»; Izabella Borges, Déléguée à l’éducation et à la culture à l’Ambassade du Brésil en France, a insisté sur la grande diversité culturelle que véhicule la langue portugaise, elle a souligné l’importance qu’il y a de développer les études portugaises aussi à l’Université et rappelé que «l’Ambassade du Brésil est ouverte à toute initiative commune concernant la lusophonie»; Crisóstomo Catatola, Consul général adjoint de l’Angola, a regretté que ses compatriotes angolais vivant en France abandonnent très tôt la pratique de la langue portugaise; enfin, David Leite, Attaché culturel de l’Ambassade du Cap-Vert en France, s’est réjoui de cette 1ère rencontre des associations lusophones, mais a estimé que «la lusophonie pèche souvent par son absence sur le terrain».

 

La lusophonie dans le monde

Au cours de sa conférence sur «La lusophonie dans le monde», David Leite a donné un bref aperçu de l’expansion de la langue portugaise et rappelé quelques chiffres (250 millions de locuteurs, 6ème langue la plus parlée, création de la CPLP en 1996).

«La langue portugaise, a-t-il dit, est en bonne santé et pénètre dans de nouveaux espaces géographiques». Le portugais est déjà adopté comme langue de travail dans plusieurs institutions internationales, mais, a-t-il ajouté, «la force d’une langue dépend aussi de l’économie qui l’entraîne et qui lui sert de ‘alavanca’ (levier)». Par ailleurs, selon lui «on s’achemine vers une lusophonie plus interactive».

Prêchant pour une «plus importante synergie entre les ambassades lusophones», il a suggéré la formule «promouvoir la langue de Camões à travers la langue de Molière». Au cours du débat qui s’en est suivi, les questions portaient notamment sur les demandes de cours de portugais, dans le cadre scolaire, mais aussi dans le cadre d’une formation professionnelle pour adultes.

Le deuxième point abordé durant la rencontre devait répondre à la question: «Comment valoriser la lusophonie en France dans le cadre associatif?» De nombreux responsables associatifs ont pris la parole. La nécessité de s’adresser aussi au public lusophone, mais aussi français, de se rassembler autour d’un intérêt commun, d’aider les enfants en situation précaire restés au pays d’origine (c’est le cas, par exemple, de la toute jeune association angolaise Kandengue), d’aider les familles à inscrire leurs enfants en cours de portugais, d’organiser davantage de manifestations culturelles sur son pays d’origine ou encore d’aider les nouveaux immigrants, ont été leurs principales préoccupations.

 

Où apprend-on le portugais?

Après la visite des stands associatifs et la pause de midi agrémentée d’un interlude musical, l’Association pour le Développement des Études Portugaises, Brésiliennes, d’Afrique et d’Asie lusophones (ADEPBA) a présenté sa nouvelle Campagne pour l’ouverture des cours de portugais en France, à travers notamment son dépliant d’information intitulé «Où apprend-on le portugais?», dans lequel figurent des renseignements pratiques sur le portugais à l’école élémentaire, au collège, au lycée et après le baccalauréat.

À cette occasion, ont pris la parole António Oliveira, Secrétaire-général de l’ADEPBA, Adelaide Cristóvão, Coordinatrice de l’enseignement portugais en France, Michel Pérez, ancien Inspecteur-général de l’Éducation Nationale, Izabella Borges, Chargée de l’éducation et de la culture à l’Ambassade du Brésil et Marie-Hélène Euvrard, Présidente de la CCPF.

Les questions les plus fréquentes ont porté sur le nouveau dispositif EILE (Enseignement International de Langue Étrangère) dans le Primaire, la nécessaire continuité pédagogique (en l’occurrence, l’apprentissage du portugais) entre l’école primaire et le collège, les sections internationales portugaises et brésiliennes, la coopération universitaire, la nécessaire présence des parents au sein des associations de parents d’élèves et des Conseils d’administration des établissements scolaires, ou encore le soutien des élus locaux. Les questions soulevées par l’assistance ont souvent souligné les demandes d’ouverture de cours qui n’aboutissent pas.

 

LusoJornal et les associations

La dernière partie de cette journée de rencontres associatives s’est achevée par la présentation du nouveau site internet du LusoJornal (lusojornal.com), où des informations liées à la Communauté portugaise sont désormais actualisées quotidiennement.

Carlos Pereira, Directeur du journal, a tout d’abord souligné le fait que le LusoJornal est étroitement lié à la CCPF et aux associations, depuis la création de son édition version papier, en 2004. Étant donné la forte demande d’informations venant de toutes les régions de France, dès le départ, selon Carlos Pereira, la dimension nationale du journal devenait une évidence. Pour ces mêmes raisons, le site s’imposait, offrant, de plus, l’avantage de l’interactivité et du partage de l’information.

Carlos Pereira a insisté aussi sur le travail des collaborateurs, la plupart impliqués dans la vie associative, sans lesquels la publication du LusoJornal aurait été bien plus difficile. Enfin, prenant la parole dans l’assistance, plusieurs personnes ont souligné les qualités de cette publication et son intérêt pour la Communauté portugaise.

Clôturant la 1ère Rencontre des associations lusophones, Marie-Hélène Euvrard a esquisé un bilan de la journée, mettant en exergue la présence des 40 associations, la nécessité de poursuivre l’action de promotion de la langue portugaise, ainsi que celle de la formation des acteurs de la vie associative, dans un esprit de solidarité.

 

 

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