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Une image d’un journal portugais est titrée «Evocações da Grande Guerra». Grande guerre car cela devait être la dernière. Elle est devenue «I Guerre Mondiale» parce qu’il y a eu… la deuxième Guerre.

«Maudite soit la guerre» ce n’est pas uniquement le titre d’un film. Cette image de 1918 prend tout son sens, encore aujourd’hui. Elle est laissée par le photographe de guerre Arnaldo Garcez, de la Section photographique du Corps Expéditionnaire Portugais (CEP).

L’histoire se répète, même avec des moyens modernes. Elle permet d’entrevoir des grands moments de solidarité, mais nous fait vivre des grands moments de solitude.

 

Quelques mots concernant la photo, issue de l’Ilustração Portuguesa du 9 avril 1921.

Quand: la Bataille de La Lys d’avril 1918

Où: les Flandres françaises

Quoi: le repli/retrait des soldats portugais et l’exode des civils français après le 9 avril, personnes âgées, femmes, enfants.

 

Certains de ces civils évacués ont vécu deux exodes. Lors du premier, à l’automne 1914, ils quittent le département du Nord nouvellement occupé par l’armée allemande, pour le Nord non occupé. Le deuxième exode concerne l’évacuation des communes proches du front portugais – Estaires, Merville, La Gorgue, Lestrem, Laventie… – lors de la dernière offensive allemande du printemps 1918.

L’exode des populations s’est fait de manière précipitée, à pied, à l’aide de charrettes. Pour aller où? Il est organisé par les autorités civiles et militaires, en trains, dans des wagons à bestiaux. Le récit d’un civil, écrit en 1920, est transcrit ICI.

Il concerne également les soldats portugais: «C’est le déclenchement de l’offensive des Flandres, offensive d’autant plus dangereuse qu’elle est inattendue […]. Les premiers coups atteignent les Portugais. Ceux-ci, soit qu’ils avaient été asphyxiés par des obus à gaz toxiques, comme on l’a prétendu, soit qu’ils aient été travaillés au préalable par une propagande défaitiste, soit pour les deux raisons réunies, lâchent pied, laissent une brèche ouverte dans laquelle les Boches s’empressent de pénétrer. Les Anglais menacés d’être débordés, reculent à leur tour. (On a appris depuis que les soldats portugais se sont rebellés contre leurs chefs, dans les villages à l’arrière, particulièrement à Boëseghem. Des canons braqués contre les maisons où ils s’étaient réfugiés ont eu raison de leur résistance). Des bruits contradictoires commencent à circuler et le grondement du tonnerre des canons s’accentue».

 

Espérons que nos enfants ne raconteront pas l’histoire, à l’aide des images des photoreporters d’aujourd’hui, d’une troisième guerre mondiale. Espérons pour eux, la terre et la vie qu’ils veulent construire.

 

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