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I Guerre mondiale: Le suicide de Maximiliano Cordes Cabedo au Grand Hôtel du Brésil et du Portugal à Paris

Arnaldo Garcez / Coll. La Contemporaine AHM Mémorial Archives Paris Archives ParisGrand Hôtel du Brésil et du Portugal à Paris
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Un sujet difficile, mais qui peut s’avérer utile. Il est lié à la gestion des corps, des soldats portugais morts pour la Patrie, après la I Guerre mondiale.

Lourd et douloureux travail pour regrouper les sépultures militaires portugaises, isolées au front ou dans des cimetières militaires britanniques (voir photo).

Un titre surprenant… pour aider à appréhender un sujet délicat, si ce n’est par des questionnements. Non-experte de l’histoire politico-militaire du Portugal au début du 20ème, j’expose ici des éléments vérifiables et vérifiés.

La Première Commission Portugaise des Sépultures de Guerre (CPSG) est créée en juillet 1919 (j’y reviendrai, traces écrites).

 

Qui est Maximiliano Cordes Cabedo? Le «sujet» du texte.

D’abord, il est connu parce qu’il est présent en tant qu’un des témoins du mariage (voir signature) du soldat-photographe Arnaldo Garcez, à Cherbourg (France), en 1919 (1).

Il est né à Lisboa, fils de Maximiliano Augusto Cabedo et de Maria da Conceicão Sinel Cordes. Il épouse Maria Thereza d’Oriol Pena, en septembre 1912 (4). Plusieurs enfants sont nés de cette union. Il défend une thèse à l’École médico-chirurgicale de Lisboa, chirurgien des hôpitaux (4).

Il arrive en France avec le Corps Expéditionnaire Portugais (CEP), en 1917-1918, il est Capitaine médecin milicien. Il est présent dans le Nord-Pas-de-Calais: à la 54ème Casualty Clearing Station (CCS) de Merville-Nord, à l’Ambulance n°3 de Vieille-Chapelle, à l’Hôpital de sang (HS) n°8 d’Herbelles (Pas-de-Calais).

Son bulletin militaire est élogieux concernant ses qualités professionnelles pendant la Guerre (2).

Ses compétences le font probablement nommer Président de la Première Commission des sépultures (CPSG) en juillet 1919 (2).

Mais ensuite?

Le Mémorial virtuel de la Défense portugaise (3) le dit mort le 21 février 1921, de suicide (voir photo), quelques semaines avant l’arrivée à Batalha (Portugal) des corps des soldats inconnus portugais.

En 1921, il est âgé de 37 ans, jeune, compétent, cet évènement malheureux questionne.

Son suicide est-il en relation avec sa fonction à la tête de la Commission Portugaise des Sépultures de Guerre? Avec l’exhumation des corps des soldats portugais après-guerre, dont celui du soldat inconnu des Flandres?

Un acte de décès mentionne rarement les causes de celui-ci. Consulté aux Archives, l’état civil (voir document) permet néanmoins de déterminer son lieu. Maximiliano Cordes Cabedo est mort à l’Hôtel du Brésil et du Portugal, 30 rue Montholon, Paris 9ème. Il est l’hôtel le plus moderne de la capitale, selon le journal l’Intransigeant de 1922.

Que s’est-il passé dans cet hôtel en 1921?

Maximiliano Cordes Cabedo est enterré le 12 avril 1921, au Cimetière de Pantin (commune limitrophe de Paris) après son décès. Le registre d’inhumation des Archives parisiennes, précise que la concession est renouvelée le 2 juillet 1926. Le corps est transporté à Lisboa le 24 juillet 1928 (voir document).

 

Extrait d’un livre de Miguel Dias Santos (4), “A contra-revolução na I República: 1910-1919”, où il est cité:

“Uma dessas coligações, protagonizada pelos Republicanos Maximiliano Cordes Cabedo e José Eugénio Dias Ferreira, preparou um ante-projeto constitucional que deveria ser equacionado, no caso de ter sucesso, um movimento contra-revolucionario chefiado pelo major Rodrigues Nogueira”.

 

Une tentative de contact avec la famille est restée sans suite. Il est compréhensible et respectable que ce décès ne veuille pas être exposé, quel qu’en soient les raisons.

Cent ans après, cela peut néanmoins éclaircir un aspect historique de l’après I Guerre mondiale, dans un Portugal au régime politique instable.

Quelques questions donc, c’est un début…

Vous avez des éléments de réponse? Ils sont bienvenus…

 

Sources

(1) Arnaldo Garcez sur LusoJornal. Lire ICI.

(2) Bulletin militaire, Archives Historiques Militaires (AHM) portugaises, dossier de 6 feuillets.

(3) Memorial aos Mortos na Grande Guerra

(4) Google Books

 

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