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Comme à l’accoutumée, lors la journée du 13 avril prochain, qui le sera en commémoration du 101e anniversaire du «9 Avril 1918», elle s’initiera autour de 9h00 du matin par l’émouvante cérémonie au «Cimetière Militaire Portugais de Richebourg l’Avoué». D’ailleurs, en considérant les «Morts Portugais pour la France et l’Honneur du Portugal», ils sont «1.831» audit Cimetière Militaire, 44 au «Cimetière de Boulogne-sur-Mer», dans le Pas-de-Calais et 7 à celui d’Anvers, en Belgique, nous donnant ainsi le nombre de «1.882». Rappelons à cet effet qu’ils sont de surcroit quelque «2.300» à «L’Anneau de la Mémoire», Mémorial international de Notre-Dame de Lorette Ablain-Saint Nazaire, dans le Pas-de-Calais.

Nous nous trouvons là face à un différentiel de «418 morts» pour lesquels nous sommes contrits d’ignorer où ces malheureux «Morts pour la France et l’Honneur du Portugal» ont été inhumés. Dans toutes les éventualités, ces «Martyrs de la Patrie» sont honorés au susnommé «Anneau de la Mémoire».

Vous y découvrirez ainsi les noms «des Martyrs Portugais» par ordre alphabétique parmi «la liste des noms de 579.606 tués sur les 90 kilomètres de front du Nord-Pas-de-Calais entre 1914 et 1918, représentant ainsi 40 nationalités, qui a été dressée à partir des données fournies par chaque nation» dont celle du Ministère de la Défense du Portugal.

Si sur le chemin de retour, après les poignantes cérémonies du «Cimetière Militaire Portugais» de Richebourg et du «Monument au Morts Portugais» de La Couture, la route vous guide sur «L’Anneau de la Mémoire», inclinez-vous respectueusement en hommage en partant à la découverte de la mémoire des Valeureux Combattants Portugais qui ont donné leurs vies pour la Liberté du Monde et de la France durant la Grande Guerre.

La commune de Richebourg l’Avoué au temps de la Grande Guerre et de la «Terrible et Illustre Bataille de La Lys»

Au sujet de l’actuel espace du susmentionné «Cimetière Militaire Portugais» de Richebourg l’Avoué, disons qu’il a été à partir de 1917 dans le Secteur Portugais étant, d’ailleurs, sous l’autorité militaire du Corps Expéditionnaire Portugais bien qu’il y fut sous commandement britannique. Nous étions là sur la «Ligne Intermédiaire, la Ligne des Villages», appelée par les Anglais «Village Line», à quelque «2.600-3.000 mètres de la Première Ligne, de la Ligne A» qui était celle du «Front des Tranchées» séparée ainsi des lignes ennemies par la «Terre de Personne», «a Terra de Ninguém».

Ladite «Ligne Intermédiaire, la Ligne des Villages» était formée par des «groupes d’ouvrages militaires, principalement par les ruines de maisons fortifiées, qui avaient été dotées d’abris solides et de plates-formes servant aux mortiers et mitrailleuses, le tout entouré de fils barbelés, chaque groupe constituant un centre de résistance…». Elle allait ainsi par les «Postes militaires se nommant Lavantie, Esquin, La Flinque, Pont du Hem, Rouge Croix, Rue du Puis, Croix Barbée, Saint-Vast, Angle, Grotto, Bones, Rags, Richebourg, Hunter, Scott, Chavattes et Epinette…»

Entre mille autres épisodes lors de la «Terrible et Illustre Bataille de la Lys», le Bataillon du Régiment d’Infanterie 15, provenant de la ville de Tomar dans le district de Santarém, «basé à la Croix-Marmuze, avait reçu vers 6h30 du matin l’ordre du commandant de la Troisième Brigade d’occuper les postes militaires de ‘Village Line’ au Sud-Ouest du secteur de Ferme du Bois: Epinette, Chavattes, Scott, Hunter, Richebourg, Rags, Bones, Angle Saint-Vast…».

Ainsi, la 2e Compagnie dudit Bataillon du Régiment 15 de Tomar a également défendu hardiment pendant «2 heures, le poste militaire de Richebourg l’Avoué…». Ce glorieux régiment a subi par ses pertes dans les Flandres françaises quelque «65 morts, 132 blessés, 8 disparus et 119 prisonniers». Il a compté également parmi ses Valeureux Combattants, l’épique «Soldat Milhões», s’appelant en fait «Milhais» valant ainsi des millions d’hommes.

Par ailleurs, la «Ligne Intermédiaire», dite également «Village Line», a joué un rôle considérable dans la résistance à l’avancée allemande malgré le nombre bien plus important de leurs troupes qui étaient alors d’un Portugais pour 14 Allemands, alors qu’une attaque était en principe menée à 3 contre 1. Nous ne saurions également oublier les terribles bombardements effectués lors des premières heures du «9 Avril 1918» qui a rappelé, d’ailleurs, ceux des premiers jours de la Bataille de Verdun de 1916.

Au Monument aux morts portugais de La Couture

Comme à l’accoutumée lors de la journée du 13 avril prochain, qui le sera en commémoration du 101e anniversaire du «9 Avril 1918», elle se poursuivra après le «Cimetière Militaire Portugais de Richebourg l’Avoué» vers 10h00 par la poignante cérémonie au «Monument au Morts Portugais» de La Couture.

Rappelons, d’ailleurs, à cet effet que ledit «Cimetière Militaire» et le susnommé «Monument au Morts Portugais» sont tous les deux des «Monuments Historiques Portugais» en terre française…

A la suite des cérémonies en hommage aux Valeureux Combattants du Corps Expéditionnaire Portugais dans les Flandres françaises, il y aura un «Porto d’honneur» qui vous sera offert par l’Association Portugaise de Richebourg à la Salle polyvalente Léon Dekeuwer, rue Rue de la Briqueterie, 62136 Richebourg.

Cette amabilité toute fraternelle est suivie par un déjeuner, toujours à la même salle, qui sera un «Repas Portugais» pour lequel vous pouvez prendre les renseignements auprès de l’association «L3C, La Couturé Champs de Cultures» au 06.78.09.56.09, le prix au déjeuner étant de 16 €.

La commune de La Couture au temps de la Grande Guerre et de la «Terrible et Illustre Bataille de La Lys»

A La Couture, nous y étions alors au temps de la Grande Guerre dans le Secteur des Flandres françaises du Corps Expéditionnaire Portugais. La commune était alors sur la «Deuxième Ligne de Défense» dite aussi «Ligne du Corps» au Sud de Richebourg l’Avoué.

Distante de «6.000 mètres de la Ligne des Tranchées». Elle était ainsi composée des «suivants postes militaires»: a) ‘Mesplaux-Passerelle’; b) ‘La Couture’; c) le grand groupe de ‘Huit Maisons’ qui s’étendait jusqu’à la rivière ‘Lawe’ proche de ‘Vieille Chapelle’ jusqu’à ‘Oxford Street’ près de ‘Bout Deville’; d) le groupe non moins important de ‘Clifton-Riez Bailleul’ qui était relié par ‘Carter’s’ sur la route de ‘La Bassée’ au groupe de ‘Le Drumez’ et ‘Muddy Line’, lié à leur tour aux défenses dudit ‘Le Nouveau Monde’». Cette Ligne de Défense avait ainsi pour postes avancés: «Le Touret N.», «Eton» et «Charter House».

La terrible et illustre journée du «9 Avril 1918» avait déjà été annoncée dans les nuits du 7 au 8 du même mois à 5h00 du matin et de 8h00 à 11h00 puis à la suite de 20h30 à 1h00 du matin le 9 avril par d’importants bombardements. Ils ne reprirent plus intensément que ce même jour à 4h15 jusqu’à 7h30. En ces dernières heures, ils étaient tombés sur le secteur de la Bataille de la Lys quelque «1 Million 400 mille» bombes sans oublier les gaz toxiques sur le front des Anglais et des Portugais qui allait «approximativement sur 20 km entre Armentières au Nord et le Canal de La Bassée au Sud…».

Dès 7h00 du matin a eu lieu l’attaque de l’infanterie allemande mais l’assaut principal s’est déroulé entre les 8h00 et la demie qui a suivie. La Deuxième Division Portugaise d’environ 20.000 hommes a été ainsi assaillie par «Quatre Corps d’Armée lesquels comprenaient Huit Divisions en première ligne et Six en soutien…». Nous voyons bien que chaque Portugais a fait face à 14 Allemands. Les premières lignes, déjà accablées par les terribles bombardements, ont été ainsi emportées, la persévérante résistance s’étant tenue entre les «Ligne Intermédiaire», dite également «Village Line», et la «Deuxième Ligne de Défense dite aussi Ligne du Corps»…

«La résistance héroïque, du régiment «First King Edward’s Horse» et du 11e bataillon de cyclistes britanniques en ‘Le Marais’, ‘Huit Maisons’, ‘Vieille Chapelle’ et ‘La Couture’, auprès desquels se trouvaient des troupes portugaises des unités de réserve, a ainsi retardé la progression de l’ennemi. Ces faits d’armes ont permis à ces unités militaires de se positionner sur la ligne de la rivière ‘Lawe’ entre ‘Estaires’ et ‘Loisne’, évitant ainsi la rupture du front qui aurait été autrement fatale dans ses conséquences», pour l’avenir de la guerre…

Disons au sujet de La Couture que la résistance a été persévérante et obstinée et que malgré qu’il y eut «vers les 9h30 un violent bombardement». Il y avait ainsi une redoute carrée et fortifiée, qui était protégé par des tranchées fermées par des fils barbelés, ayant à côté de l’église au Nord-Est, un «block-house», qui ressemblait à la citadelle de la redoute en question. Ledit «block-house» avait déjà accueilli quelque 80 pionniers portugais auxquels s’étaient joints 70 cyclistes britanniques du XIe Corps et 110 militaires du Régiment d’Infanterie 15. Avec la venue d’éléments des Régiments Portugais d’Infanterie 13 et 15, nous pouvons dire que les forces y étaient diverses et fort valeureuses.

Rappelons également que l’un des « Héros » emblématiques de la mémorable résistance de «La Couture» a été le Capitaine Bento Roma (1884-1953). Il s’y est distingué par des actes de bravoure, dans le commandement de la Première Compagnie du Bataillon d’Infanterie nº 13, originaire de Vila Real, et devenant ainsi le commandant du 2e bataillon. Il y a été fait prisonnier et libéré après l’Armistice du 11 novembre 1918. Par la suite, il a commandé la compagnie portugaise lors du Défilé de la victoire à Paris, le 14 juillet 1919.

D’ailleurs cette redoutable résistance à été à l’origine de l’élévation du «Monument au Morts Portugais» de La Couture sur lequel nous allons nous incliner respectueusement le 13 avril prochain en commémoration du 101e anniversaire du «9 Avril 1918», premier jour de la «Terrible et Illustre Bataille de la Lys» qui a duré en fait jusqu’au 30 avril 1918…

 

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