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Le Soldat inconnu portugais des Flandres françaises et le mystère autour du Soldat inconnu portugais de Mozambique

En cette publication, nous allons nous attacher à évoquer surtout la genèse de l’inhumation et de l’exhumation dans le secteur du Corps Expéditionnaire Portugais dans les Flandres françaises du «Soldat Inconnu Portugais» de France. Cela est dû au fait qu’il existe une relation aux «Archives Historiques Militaires Portugaises», dont nous avons pu avoir connaissance. (1)
A l’origine des deux Soldats Inconnus Portugais de la Grande Guerre, il y eut dans leur longue durée, les Découvertes portugaises et leurs possessions en Afrique, qui ont été fortement convoitées par l’Allemagne mais aussi par l’Angleterre, ainsi que la participation du Corps Expéditionnaire Portugais auprès de la France dans les Flandres françaises. Rappelons à cet effet que le Portugal est le seul pays à honorer «Deux Martyrs de la Patrie» alors que les autres nations n’en célèbrent qu’un «Seul Soldat Inconnu»…

 

Les Soldats Inconnus Portugais

Le 11 novembre 1920, le même jour où l’Angleterre et la France rendaient hommage à leurs «Soldats Inconnus», à l’abbaye de Westminster et à l’Arc de Triomphe, il a été présenté au Parlement portugais l’idée de s’investir dans la célébration de leurs «Soldats Inconnus». Au fil des discussions qui se sont poursuivies jusqu’en mars 1921, il fut décidé ainsi qu’il serait en fait «Deux», l’un venant d’Afrique et l’autre des Flandres françaises.
Afin que respects et témoignages leurs soient rendus, le premier site proposé a été le Monastère des Hiéronymites, «o Mosteiro dos Jerónimos», à Belém, qui avec la tour éponyme gardant l’auguste Tage, symbolisait la geste héroïque des Découvertes Portugaises.
Malgré sa charge hautement patriotique et symbolique, Bernardino Machado (1851-1944), alors Président du Conseil, qui était dit au Portugal «du Ministère», avait signalé l’étrange coexistence avec la tombe du dictateur Sidónio Pais (1872-1918) dont le régime a été, d’ailleurs, précurseur de celui d’António de Oliveira Salazar (1889-1970).
Les Républicains craignaient alors que cette étrange cohabitation entre les «Deux Soldats Inconnus d’Afrique et des Flandres» et ledit «dictateur», par ailleurs, adulé, eut renforcée la vénération dont il était déjà l’objet. Il a été également un farouche adversaire à la participation de l’Armée portugaise auprès de la France sur le front des tranchées.
Le Député António Granjo, qui avait été un des «Valeureux Combattants du Corps Expéditionnaire Portugais dans les Flandres françaises», fut la figure centrale dans ce débat houleux proposant ainsi que les «Soldats Inconnus» soient plutôt inhumés au Panthéon national, à l’église de São Vicente de Fora, toujours à Lisboa, où bien alors au Monastère de Batalha. Après que la tombe dudit Sidónio Pais eut été violée audit Monastère des Hiéronymites, «o Mosteiro dos Jerónimos», à Belém, où il se trouvait depuis le 21 décembre 1918, soit 7 jours après qu’il eut été assassiné, il n’en était d’autant plus question bien évidemment…
Les débats s’éternisant, le Gouvernement, par l’intermédiaire de son Ministre de l’Intérieur, a finalement autorisé l’hommage aux «Deux Soldats Inconnus d’Afrique et des Flandres françaises» au Monastère de Batalha que le «6 avril 1921» et déclarant ainsi le «9 avril» suivant, férié national pour la première fois. Nous étions alors au troisième anniversaire du premier jour de la «Terrible et Illustre Bataille de la Lys». (2)

Hermoteca Digital Ilustração Portuguesa, 2.ª série, n.º 456, 16 de novembro de 1914

 

Mystère autour de ma méconnaissance du Soldat Inconnu portugais de Mozambique

 

À ce sujet, il en est d’une thèse de 2014 de Manuel Santos Simões, «A Grande Guerra de 1914-1918 e a invenção de uma tradição cívica. O culto do Soldado Desconhecido», dite aussi dans la langue de Molière «La Grande Guerre de 1914-1918 et l’invention d’une tradition civique. Le culte du soldat inconnu» où il y a été évoqué «des sources manquant de sérieux» indiquant, par ailleurs, «…que le Soldat inconnu du Mozambique a été exhumé du cimetière de Gabi…». (3)

Si, c’est à prendre «cum grano salis», «avec un grain de sel» signifiant «que cela doit être pris quelque peu à la légère», il en est nonobstant la seule indication que nous ayons trouvée pour l’instant. Curieusement, cette absence d’informations, plus de 9 décennies après les événements, doit forcément poser question.

Or, durant la Grande Guerre, deux partis d’opinion s’affrontèrent et même au-delà pendant plus d’un siècle. Il y avait là les «Guerristas», les partisans de l’intervention sur le front européen, et les «Antiguerristas», ceux qui voulaient favoriser exclusivement la guerre sur le front africain contre les Allemands, dans la défense des colonies, qui était, d’ailleurs, consensuelle au sein des deux partis en question. Le pays vivait alors une «guerre civile intermittente» entre Interventionnistes, «os Guerristas» et les Anti-interventionnistes, «os Antiguerristas». (4)

D’ailleurs, «La révolution du 28 mai de 1926 ou coup d’État du 28 mai 1926 ou mouvement du 28 mai», qui a mis fin à la «Première République portugaise» étant, d’ailleurs, Interventionniste dans l’âme, a été le fait des Anti-interventionnistes, «dos Antiguerristas» au sujet du front des tranchées des Flandres françaises. Il y a été ainsi installé la «Dictature Nationale» transformée et renouvelée du fait de l’approbation de la Constitution de 1933 en «l’Etat Neuf», «o Estado Novo», de l’inamovible dictateur António de Oliveira Salazar (1889-1970), qui dura jusqu’à la Révolution des Œillets ayant eu lieu le 25 avril 1974. (5)

Curieusement nul ignorait à l’époque de ladite «Dictature Nationale» et du susnommé «Etat Neuf» ou «Estado Novo» que le front africain de la Grande Guerre, où il y eut notamment le plus de «Morts et de Disparus», fut celui du Mozambique.

Dans un tableau s’intitulant «Pertes humaines dans des différents théâtres d’opération», «Baixas portuguesas nos diversos teatros de operações», portant notamment sur Angola et Mozambique, il y est donné respectivement les données suivantes bien qu’il nous fut indiqué que «Les chiffres devront être considérés avec prudence». Il est rapporté ainsi pour l’Angola quelque «810 Morts, 643 Blessés, 200 Disparus, 372 Handicapés, 68 Prisonniers de Guerre pour un total de 2.123» et concernant Mozambique, il y est rapporté quelque «4811 Morts, 1.600 Blessés, 5.500 Disparus, 1.283 Handicapés, 678 Prisonniers de Guerre pour un total de 13.872».

Nous avons certainement là la réponse au choix du «Soldat Inconnu Portugais du Mozambique» plutôt que celui du front d’Angola… (6)

Ne désespérant quoiqu’il arrive, nous allâmes chercher des informations à la source première qui est, en l’occasion, celle s’intitulant «Archive Historique Militaire», dit aussi «Arquivo Histórico Militar», sis depuis peu, «Largo do Outeirinho da Amendoeira, 1100-386 Lisboa». Il s’avère que sur «Arquivo Histórico Militar – Archeevo» portant le lien Internet https://arqhist.exercito.pt/, nous avons entrepris une recherche s’intitulant «Soldado Desconhecido», «Soldat Inconnu».

En insistant, nous eûmes ainsi accès par le lien Internet qui vous est mentionné ci-dessus à celui s’appelant, https://arqhist.exercito.pt/results?t=Soldado%20Desconhecido%20. En préservant, nous trouvâmes ainsi un dossier sous la cote «PT/AHM/DIV/1/35/0441/01» s’intitulant «Contém Relatório sobre a exumação do Soldado Desconhecido morto em combate nos campos de batalha em Moçambique no período da Grande Guerra (1914-1918) por Leonel Cardoso de Carvalho – 2º Sargento de Infª.19 – Correspondência e telegramas abusivos às homenagens prestadas aos Soldados Desconhecidos mortos na Grande Guerra em duas pastas».

A ce sujet, lorsque nous nous rendrons à Lisboa, nous ferons le nécessaire afin de le consulter, cela signifiant, par ailleurs, dans un premier temps qu’il existe un dossier à «l’Archive Historique Militaire», dit aussi «Arquivo Histórico Militar».

Avons-nous ainsi levé une partie du mystère grâce audit «Rapport sur le Soldat Inconnu tué au combat sur les champs de bataille au Mozambique pendant la Grande Guerre (1914-1918) par Leonel Cardoso de Carvalho – 2e Sergent du Régiment d’Infanterie 19»?

Nous l’espérons! (7)

 

SOURCES

 

(1) A «l’Archive Historique Militaire», sis à Lisboa, sous la cote «AHM, 1a Divisão, 35a Secção, Caixa n° 441».

(2) Sílvia Correia, Universidade Federal do Rio de Janeiro, RJ, 21941-901, Brazil – « Death and Politics: The Unknown Warrior at the Center of the Political», pp. 20-21 / Sílvia Correia, Université fédérale de Rio de Janeiro, RJ, 21941-901, Brésil; Ecrit dans la langue de Shakespeare, Vide notamment aux pages 20 et 21.

https://digitalis-dsp.uc.pt/bitstream/10316.2/33115/1/EJPH11-2_artigo2.pdf

(3) Dissertação de Mestrado em Estudos Europeus, orientada pela Doutora Isabel Maria Guerreiro Nobre Vargues e co-orientada pelo Doutor Rui de Ascensão Ferreira Cascão, apresentada ao Departamento de História, Estudos Europeus, Arqueologia e Artes da Faculdade de Letras da Universidade de Coimbra de 2014 – Manuel Santos Simões, «A Grande Guerra de 1914-1918 e a invenção de uma tradição cívica. O culto do Soldado Desconhecido», p. 81. Afin d’accéder au PDF, vous devez insérer le titre cité ci-dessus entre guillemets sur votre moteur de recherche…

(4) João Medina, «Portugal na Grande Guerra: ‘guerristas e antiguerristas’: estudos e documentos».

http://www.centrodehistoria-flul.com/uploads/7/1/7/0/7170743/portugalnagrandeguerra.pdf

(4) Wikipédia – Coup d’État du 28 mai 1926.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_du_28_mai_1926

& Wikipédia – António de Oliveira Salazar (1889-1970)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%B3nio_de_Oliveira_Salazar

(5) Sílvia Correia entre a Morte e o Mito, Políticas da Memória da I Guerra Mundial em Portugal (1918-1933), Temas e Debates, Círculo-Leitores, Lisboa, maio de 2015, p. 77. Selon l’auteure, les données évoquées le sont d’après Aniceto Afonso, «Portugal e a Guerra nas Colónias», in Fernando Rosas e Fernando Rollo, «Historia da I República», Lisboa, Tinta da China, 2009, pp. 287-289.

& RUN, Universidade Nova – Faculdade de Ciências Sociais e Humanas (FCSH) FCSH Departamentos FCSH: Departamento de História FCSH: DH – Teses de Doutoramento -Sílvia Correia, Políticas da memória da I Guerra Mundial em Portugal 1918-1933. Entre a experiência e o mito / Data de Defesa: maio-2011, p. 273.

https://run.unl.pt/handle/10362/5811

(6) Arquivo Histórico Militar – «PT/AHM/DIV/1/35/0441/01» / Dossier s’intitulant «Contém Relatório sobre a exumação do Soldado Desconhecido morto em combate nos campos de batalha em Moçambique no período da Grande Guerra (1914-1918) por Leonel Cardoso de Carvalho – 2º Sargento de Infª.19 – Correspondência e telegramas abusivos às homenagens prestadas aos Soldados Desconhecidos mortos na Grande Guerra em duas pastas».

https://arqhist.exercito.pt/details?id=256709&ht=Soldado%20Desconhecido

 

Le Soldat Inconnu portugais de France

 

En attendant de nous rendre à Lisboa au sujet notamment de la recherche concernant le «Rapport sur le Soldat Inconnu tué au combat sur les champs de bataille au Mozambique pendant la Grande Guerre (1914-1918) par Leonel Cardoso de Carvalho – 2e Sergent du Régiment d’Infanterie n° 19», nous vous ferons part du «Processus d’exhumation relatif au Soldat Inconnu Portugais qui de France a été transféré au Portugal». Il a bien entendu été trouvé à «l’Archive Historique Militaire» à Lisboa, dit aussi «Arquivo Histórico Militar» ayant pour cote «AHM, 1ª Divisão, 35ª Secção, Caixa n.º 441».

En préambule, nous avons à dire au sujet, de celui, qui fut tiré au sort afin de devenir le «Soldat Inconnu Portugais» venant des Flandres françaises, était décédé «le 9 avril 1918», le premier jour de la «Terrible et Illustre Bataille de la Lys». Il avait été ainsi inhumé au Cimetière de la rue Bacquerot, à Laventie, puis le 24 mars 1921, il a été réinhumé au Cimetière de Vieille Chapelle.

D’ailleurs, il s’avère que le 1er mars 1921, au Secrétariat de la «Commission Portugaise des Sépultures de Guerre» en la commune de La Gorgue, dans le Pas-de-Calais, en France, il y avait été procédé audit tirage au sort «parmi les Militaires Portugais Inconnus qui n’avaient pas été identifiés et, que par les sites où se trouvaient leurs sépultures, ils avaient ainsi péri au combat. À cette fin, leurs différents numéros d’exhumations, auxquels il a été fait référence, ont été lancés dans une urne. Il fut demandé alors o Soldat António Marques, le plus âgé de tous les soldats, portant le n° 212 au 1er groupe des Compagnies d’Administration Militaire (plaque 52.075) d’en choisir un numéro dans l’urne en question».

Ce fut alors que sortit de l’urne le numéro du «Soldat Inconnu Portugais» qui se trouvait alors audit Cimetière de Vieille Chapelle, pour lequel l’Attaché Militaire à Paris ordonna son exhumation afin de le faire transporter au Portugal.

En cette publication, nous allons nous attacher à évoquer surtout la genèse de l’inhumation et de l’exhumation dans le secteur du Corps Expéditionnaire Portugais dans les Flandres françaises du «Soldat Inconnu Portugais» de France. Cela est dû au fait qu’il existe une relation aux «Archives Historiques Militaires Portugaises», dont nous avons pu avoir connaissance.

Le Grand Chemin à La Gorgue (59) In Facebook / Setor português, passé / présent @SectorPortugues

BDIC – La Contemporaine – La Gorgue. Cantonnement portugais Cote: VAL 235/015 – Date: mars 1917

L’archive en question

Dans la langue de Molière / Na língua de Molière

Riche de 6 feuillets, le dossier présente à la première page un plan portant une croix mortuaire à lisière d’une rue donnant sur la rue du Bacquerot avec notamment la mention «Piquet n°361», «Estaca N°361», rappelant ainsi le numéro de la tombe en question. Il porte, d’ailleurs, le tampon de «C.E.P., Commission Portugaise des Sépultures de Guerre», «C.E.P., Commissão Portuguesa de Sepulturas de Guerra».

Na língua de Camões / Dans la langue de Camões

Rico de 6 folhas, o arquivo apresenta na primeira página um plano carregando uma cruz fúnebre à beira de uma rua com vista para a rua do Bacquerot, com a menção «Estaca n°361», lembrando o número da sepultura em questão. Além disso, ostenta o carimbo do «C.E.P., Comissão Portuguesa de Sepulturas de Guerra».

Dans la langue de Molière / Na língua de Molière

Le deuxième feuillet, en date du 2 avril 1921, rapporte le courrier envoyé par l’Attaché Militaire Portugais, sis à l’Ambassade du Portugal, 35 avenue de Kléber, dans le XVIe arrondissement de Paris. Adressé à «Monsieur le Chef de la Répartition du Cabinet du Secrétariat de la Guerre», il y fait part de l’envoi du «Processus d’exhumation relatif au Soldat Inconnu Portugais qui a été transféré au Portugal».

Na língua de Camões / Dans la langue de Camões

A segunda página, datada de 2 de abril de 1921, relata o correio enviado pelo Adido Militar Português, situado na Embaixada de Portugal, 35 avenue de Kléber, no XVI° arrondissement de Paris. Está endereçada ao «Chefe de Despacho do Gabinete da Secretaria da Guerra» o qual foi enviado o «Processo de Exumação relativa ao Soldado Desconhecido Português que foi transferido para Portugal».

Dans la langue de Molière / Na língua de Molière

Le troisième feuillet, en date du 24 mars 1921, rappelle un document archivé par «C.E.P., Commissão Portuguesa de Sepulturas de Guerra», «C.E.P., Commission Portugaise des Sépultures de Guerre», portant également le tampon de «l’Archive Historique Militaire» portugais. Le document en question évoque, d’ailleurs, «H – Processus 17 – Rue du Bacquerot – Font Logy – Carte 31 – 9 septembre 1919», rapportant ainsi les suivantes mentions «Piquet n°361 – N.23.D.18 – Tombe à croix rudimentaire sans inscription à 34 mètres de la route et à une dizaine de mètres d’un observatoire». «Amadeu Humberto de Sá Moraes, Lieutenant dans l’Infanterie», «La Gorge, 5 novembre 1919».

Na língua de Camões / Dans la langue de Camões

A terceira folha, datada de 24 de março de 1921, relembra um documento arquivado pelo «CEP, Comissão Portuguesa de Sepulturas de Guerra» tendo também o carimbo do «Arquivo Histórico Militar». O documento em questão menciona, além disso: «H – Processo 17 – Rue du Bacquerot – Font Logy – Carta 31 – 9 de setembro de 1919» mencionando a «Estaca n°361 – N.23.D.18 – Coval com cruz tosca sem inscrição a 34 metros da estrada e uns dez metros de distância de um observatório». «Amadeu Humberto de Sá Moraes. Alferes de Infantaria», «La Gorge, 5 de novembro de 1919».

Dans la langue de Molière / Na língua de Molière

Le quatrième feuillet, également en date du 24 mars 1921, ayant en tête le tampon du «C.E.P., Commission Portugaise des Sépultures de Guerre», porte en premier lieu les suivantes indications «Copie – Processus, numéro 07», «Terme d’exhumation et d’inhumation».

«En l’an mil neuf cent dix-neuf, le septième jour de novembre, en présence de Luiz Pinto Figueiredo, Lieutenant milicien médecin et de Salvador Jorge Raimundo, 2e Sergent n° 1.257 de la Compagnie de Télégraphistes de l’Armée, j’ai entrepris l’exhumation d’un cadavre dont la tombe se trouvait en France, département du Pas-de-Calais, arrondissement de Béthune, rue de Bacquerot, coordonnées de la carte «1/40.000 – édition 6 – Short 36, V.22.d.18», le tombeau présentant les suivantes caractéristiques: croix grossière sans inscription sur ledit tombeau et piquet n° 361.

D’autres biens sont, par ailleurs, manquants.

Ce corps a été réinhumé sous ma direction au Cimetière de Vieille Chapelle – Division 10 – File E – Tombe 7.

Comme preuve de ces faits et sous mon honneur, je dresse cet acte qui est signé par deux témoins et par mes soins.

Le chef de la Section de la Santé n.° 2

  1. a) Cândido Gonçalves Ferreira, Lieutenant Médicin Milicien

Ceci est conforme – suivi de la signature du dénommé Luiz Pinto Figueiredo, Lieutenant médecin milicien».

Na língua de Camões / Dans la langue de Camões

A quarta folha, também datada de 24 de março de 1921, tendo em vista o carimbo «C.E.P., Comissão Portuguesa de Sepulturas de Guerra», traz em primeiro lugar as seguintes indicações «Cópia – número 97» / «Termo de exumação e reinumação».

«No ano de mil novecentos e dezanove, os sete dias do mês de novembro, em presença de Luiz Pinto Figueiredo, Tenente médico miliciano, e de Salvador Jorge Raimundo, 2.° Sargento n.° 1.257 da Companhia de Telegrafistas de Praça, procedeu-se sob a minha direção a exumação de um cadáver cuja sepultura estava localizada em França, departamento de Pas-de-Calais, arrondissement de Béthune, rue de Bacquerot, coordenadas da carta 1/40.000 – edição 6 – Short 36, V.22.d.18, apresentando o coval as seguintes características: cruz tosca sem inscrição sobre o coval e Estaca n°361.

Como prova d’estes factos sob minha honra lavro o presente termo que depois de lido, é assinado por duas testemunhas e por min.

O Chefe da Secção Sanitária n.° 2

  1. a) Cândido Gonçalves Ferreira, Tenente Médico Miliciano.

As testemunhas:

Primeira a) Luiz Pinto Figueiredo, Tenente Médico Miliciano; Segunda b) Salvador Jorge Raimundo, 2.° Sargento C.T.P.»

Está conforme (seguido da assinatura do denominado Luiz Pinto Figueiredo, Tenente Médico Miliciano».

Dans la langue de Molière / Na língua de Molière

Le cinquième feuillet, également en date du 24 mars 1921, ayant en tête également le tampon «C.E.P., Commission Portugais des Sépultures de Guerre», porte en premier lieu les suivantes indications «COPIE – Processus d’exhumation, numéro 97-A».

«En l’an 1921, le 2 mars, en présence de José Manuel de Souza, Chapelain Assimilé et Ricardo Pacheco Martina Ribeiro, 2ème Sergent n.° 463 du Régiment d’Artillerie n° 6, il a été procédé sous ma direction à l’exhumation d’un cadavre dont la sépulture se trouvait en France, dans le département du Pas-de-Calais, arrondissement de Béthune, Cimetière militaire de la Vieille Chapelle, présentant les suivantes caractéristiques: – à la Division 10 – File E – tombe 7, portant une croix avec inscription: ‘Militaire Portugais Inconnu, [Mort au] combat – 09/04/1918’.

Le cadavre a été enfermé dans un double coffret de zinc et de bois puis a été transporté à La Gorgue d’où il part vers le Portugal, par le port du Havre. Comme preuve de ces faits sous mon honneur, le document en question a été lu et signé par deux témoins et par mes propres soins.

Les Témoins: Premier – a) José Manuel de Souza, Chapelain Assimilé ; b) Ricardo Pacheco Martina Ribeiro, 2ème Sergent n.° 463 du Régiment d’Artillerie n° 6.

Ceci est conforme – suivi de la signature du dénommé Luiz Pinto Figueiredo, Lieutenant médecin milicien».

Na língua de Camões / Dans la langue de Camões

A quinta folha, também datada de 24 de março de 1921, tendo em vista o carimbo «C.E.P., Comissão Portuguesa de Guerra», traz em primeiro lugar as seguintes indicações: «Cópia – Processo de exumação, número 97-A».

«No ano de 1921, aos 2 dias do mês de março, em presença de José Manuel de Souza, Capelão Equiparado e de Ricardo Pacheco Martina Ribeiro, 2.° Sargento n.° 463 do Regimento de Artilharia n.° 6, procedeu-se sob minha direção a exumação de um cadáver cuja sepultura estava localizada em França, departamento de Pas-de-Calais, arrondissement de Béthune, Cemitério militar de Vieille Chapelle, apresentando o coval com as seguintes características: – no talhão 10 – Fila E – Coval 7, cruz com inscrição: «Militar Português desconhecido, combate – 9/4/1918.

O cadáver foi encerrado num caixão duplo de zinco e madeira, sendo transportado para La Gorgue, donde seguiu para Portugal, via Le Havre. Como prova destes factos, sob minha honra lavro o presente termo, que depois de lido, é assignado pelas duas testemunhas e por mim.

As testemunhas: a) José Manuel de Souza, Capelão Equiparado, b) Ricardo Pacheco Martina Ribeiro, 2.° Sargento n.° 463 do Regimento de Artilharia n.° 6 .

Está conforme (seguido da assinatura do denominado Luiz Pinto Figueiredo, Tenente Médico miliciano».

Le Cimetière Militaire de Vieille-Chapelle BDIC – La Contemporaine – Vieille-Chapelle. Cimetière militaire Cote: VAL 302/168 Date: février 1918

Dans la langue de Molière / Na língua de Molière

Le sixième feuillet, étant en date du 1er mars 1921, ayant aussi en tête le tampon «C.E.P., Commission Portugais des Sépultures de Guerre», porte en premier lieu les suivantes indications: «Copie – Procès-verbal d’un tirage au sort d’un soldat portugais inconnu afin d’être transporté au Portugal.

«Le 1er mars 1921, au Secrétariat de la ‘Commission Portugaise des Sépultures de Guerre’ en la commune de La Gorgue, dans le Pas-de-Calais, en France, étaient présents Luiz Pinto de Figueiredo, Lieutenant Médecin Milicien, Président par intérim de ladite Commission, Ernesto Carneiro Franco, du Secrétariat de la Commission portugaise des sépultures de guerre, Lieutenant milicien des services de l’Administration Militaire, Amadeu Humberto de Sá Moraes, Lieutenant d’Infanterie n° 1, João Moraes Cerqueira Lima n° 1.275 de la Compagnie des télégraphistes de l’Armée, Salvador Jorge Raimundo, qui ont tous signé cet acte, afin de se conformer à l’ordre de Son Excellence Monsieur l’Attaché Militaire à Paris, qui a ordonné l’exhumation d’un Soldat Inconnu Portugais afin de le faire transporter au Portugal.

Nous avons procédé au tirage au sort parmi les Militaires Portugais Inconnus qui n’avaient pas été identifiés et, que par les sites où se trouvaient leurs sépultures, ils avaient ainsi péri au combat. À cette fin, leurs différents numéros d’exhumations, auxquels il a été fait référence, ont été lancés dans une urne. Il fut demandé alors o Soldat António Marques, le plus âgé de tous les soldats, portant le n° 212 au 1er groupe des Compagnies d’Administration Militaire (plaque 52.075) d’en choisir un numéro dans l’urne en question.

Le dénommé Soldat António Marques, qui doit également signer, a pris le numéro 97 correspondant au Soldat portugais inconnu enterrée dans le bloc 10 – Rangée E – Coval 7 du cimetière de Vieille Chapelle et dont l’exhumation est prévue…

[a] Luiz Pinto de Figueiredo, Lieutenant Médecin Milicien.

[a] Ernesto Carneiro Franco, Lieutenant de l’Administration Militaire.

[a] Humberto de Sá Moraes, Sous-Lieutenant au Régiment d’Infanterie 9.

[a] José Manoel de Sousa, Chapelain Sous-Lieutenant Assimilé.

[a] João Moraes Cerqueira Lima, 2e Sargent de l’Infanterie.

[a] Salvador Jorge Raimundo, 2e Sargent de la CTP.

[a] António Marques, soldat n.º 212 do 1º GCAM.

Ceci est conforme – suivi de la signature du dénommé Luiz Pinto Figueiredo, Lieutenant médecin milicien.

La Gorgue, 24 mars 1921.

Légation du Portugal à Paris, 30 mars 1921».

Na língua de Camões / Dans la langue de Camões

«Cópia – Ata de um sorteio de um militar português desconhecido a transportar para Portugal».

«No dia 1 de março de mil novecentos e vinte e um, na Secretaria da Comissão Portuguesa de Sepulturas de Guerra, em La Gorgue – França, estando presentes Luiz Pinto de Figueiredo, Tenente médico miliciano, Presidente interino da mesma Comissão, Ernesto Carneiro Franco, Tenente miliciano dos Serviços de Administração Militar, Amadeu Humberto de Sá Moraes, Alferes miliciano de Infantaria n.º 1, João Moraes Cerqueira Lima n.º 1.275 da Companhia de telegrafistas de praça, Salvador Jorge Raimundo, que todos assinam esta ata, afim de darem cumprimento à ordem de S. Ex.a o Adido Militar em Paris que manda exumar um militar português desconhecido com o fim de transportar para Portugal.

Procedeu-se ao sorteio do mesmo dentre os militares portugueses desconhecidos que não possuíam peça alguma de identificação e que pelo local da sua sepultura se sabia terem sido mortos em combate.

Com esse fim foram lançados numa urna os diferentes números dos termos de exumação a eles referido de entre os quais o soldado n.º 212 do 1º Grupo de Companhias de Administração Escolar (placa 52.075), António Marques, na sua qualidade de soldado mais antigo e que vai também assinar, tirou o n.º 97 correspondente ao militar português desconhecido sepultado no talhão 10 – Fila E – Coval 7 do Cemitério de Vieille Chapelle e a cuja exumação vai proceder-se.

[a] Luiz Pinto de Figueiredo, Tenente médico miliciano.

[a] Ernesto Carneiro Franco, Ten. da A.M.

[a] Humberto de Sá Moraes, Alferes militar da Inf. 9.

[a] José Manoel de Sousa, Capelão alferes equiparado.

[a] João Moraes Cerqueira Lima, 2º Sargento de Infantaria.

[a] Salvador Jorge Raimundo, 2º Sargento da CTP.

[a] António Marques, soldado n.º 212 do 1º GCAM.

Está conforme. Luiz Pinto de Figueiredo, Tenente médico miliciano.

La Gorgue, 24 de março de 1921.

Legação em Paris, 30 de março de 1921»

Sources:

Iconographie BDIC

– La Contemporaine – Fonds des albums Valois – Département du Pas-de-Calais – Volume 21, Laventie, 3 planches

https://argonnaute.parisnanterre.fr/ark:/14707/a011432125251ZpmFHg/from/a011432125239CcMs0E

– Laventie. «Place de l’église»; Cote: VAL 303/068; Date: 29.8.1917

 

MCL

 

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