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João de Moraes: Installé en France il y a 102 ans, via la CPSG

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L’histoire est celle d’un soldat du Corps Expéditionnaire Portugais (CEP) parmi quelques autres. Ils ont connu la France pendant la I Guerre mondiale. Ils y sont restés parce qu’ils ont rencontré leur «fiancée» française en 1917-1918.

Au Portugal, après la guerre, certains sont revenus en Flandres à partir de l’été 1919 pour s’occuper des morts «Pela Pátria», travailler pour la Commission Portugaise des Sépultures de Guerre (CPSG), répertorier les sépultures isolées ou regroupées dans les cimetières militaires britanniques et cimetières communaux français.

João de Moraes Cerqueira Lima est l’un d’eux. Il est né au Portugal en 1895 dans le district de Viana do Castelo, freguesia de Santa Maria Maior. Il est fils d’António et Antónia Maria Correia (Cf. bulletin militaire AHM joint).

Son bulletin, non disponible sur le site des Archives Historiques Militaires (AHM) portugaises en 2017, l’est aujourd’hui et permet de confirmer des éléments, dont sa présence en France de mai 1917 à janvier 1919 (l’original du bulletin est abimé et revient probablement de loin…, d’où le retard dans la numérisation? Voir les documents joints).

Sergent au 1er Régiment d’Infanterie portugais (Cf. acte de mariage français), il fait partie de la CPSG en détachement à La Gorgue à l’été 1919 et rencontre sa future épouse. Il se marie en 1921 avec Marie Thérèse Capon, née dans cette commune (1).

L’union du couple permet de légitimer un fils Jean (prénom francisé du père João) né deux mois avant le mariage. Le couple franco-portugais et une lusodescendance s’installent dans le Nord de la France (2).

La famille contactée écrit qu’il est devenu épicier, qu’il a eu 8 enfants et a vécu toute sa vie à La Gorgue (Nord). Peut-être d’autres éléments seront proposés après recherche dans la maison familiale.

A noter que l’épouse Marie-Thérèse Capon perd sa nationalité française lors du mariage avec João, en 1921. Elle est à nouveau intégrée dans la qualité de Française, en 1931 (3).

 

João de Moraes Cerqueira Lima est nommé dans un procès-verbal de tirage au sort du soldat inconnu portugais des Flandres, comme ayant signé les textes relatifs à l’exhumation d’un corps de soldat portugais afin de le transférer au Portugal (4). Procès-verbal de mars 1921 établi à La Gorgue (Nord), où la CPSG est en détachement en juillet 1919.

Avec la section des anciens combattants portugais de La Gorgue, il participe au 11ème anniversaire de la Bataille de la Lys, le dimanche 7 avril 1929 (5).

Il est présent avec son épouse au 19ème anniversaire de la Bataille de la Lys, le 18 avril 1937. Visualisé, avec d’autres couples, sur une photo représentant probablement le Cimetière militaire britannique de Vieille-Chapelle, situé sur la commune de La Couture (6).

 

Remarque: Luiz Pinto de Figueiredo, médecin milicien, est également cité dans le procès-verbal cité plus haut. Il fait office, en mars 1921, de Président par intérim de la CPSG (4), suite au suicide en février 1921 de Maximiliano Cordes Cabedo, le Président de la Commission nommé en juillet 1919 (7).

 

Des questionnements:

Que s’est-il passé de 1919 à 1923 (date de mise en place du Cimetière militaire portugais de Richebourg dans le Pas-de-Calais)?

Dans la prise en charge des corps des soldats portugais en France?

Comment a travaillé la Commission Portugaise des Sépultures de Guerre pendant cette période?

 

Sources:

(1) Archives Départementales du Nord

(2) Site Geopatronyme

(3) Journal officiel de la République française, Bibliothèque nationale de France

(4) https://lusojornal.com/commemorations-de-la-bataille-de-la-lys-le-soldat-inconnu/

(5) https://lusojornal.com/anciens-combattants-portugais-restes-en-france-apres-guerre-aide-a-lidentification/

(6) https://lusojornal.com/memoire-davril-1937-votre-famille-portugaise-figure-t-elle-sur-ces-photos/

(7) https://lusojornal.com/i-guerre-mondiale-le-suicide-de-maximiliano-cordes-cabedo-au-grand-hotel-du-bresil-et-du-portugal-a-paris/

 

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