Uma senha ser-lhe-á enviada por correio electrónico.

Littéralement «Le criminel est celui à qui le crime profite», on en parle beaucoup et pas forcément à décharge dans les différents journaux, les différents débats à la télévision, à croire que le bonhomme est fautif et ce, déjà «bien avant l’heure».

Se pose-t-on les bonnes questions? On reste quand même dans le domaine sibyllique où le brouillard et les non-dits sont si nombreux, pas toujours bien perçus, bien mal analyser et où la fabulation est systématiquement de mise quand même.

Oui! Mais pour protéger qui ou quoi? Moi, qui suis de l’intérieur (je suis rentré chez Renault à 14 ans et j’ai travaillé avec les Japonais), je vous prie de croire que ce n’était jamais une sinécure… Ils sont devenus depuis quelques temps déjà, les gardiens du savoir, «les garants des métiers» comme on dit en jargon automobile… Arrogants et prétentieux…

Pour bien comprendre ce Roman qu’est devenu la vie de Carlos Ghosn, il faut remonter au docteur Louis Schweitzer comme on l’appelait entre nous à l’époque… C’est lui qui a missionné ce dernier pour le rachat et le développement de «Nissan» dans le rouge depuis des années et où le poids des traditions restent les mêmes qu’à l’époque de la guerre 39/45… Et ce, même après le passage des Américains et du nouveau code civil rédigé par Mac Artur…

Bien loin des terrains conquis donc… (qui a dit qu’il n’y avait pas de corruption au Japon?). On en a pour preuve les différents jugements qui n’ont pas aboutis, dont la fameuse affaire (Fukushima) et autres… Par contre, pour le reste c’est 99% de condamnations…

Bref! L’entreprise remonte la pente et dépasse même le maître…

Entretemps, Carlos Ghosn veut gagner plus et tripler son salaire, «gros scandale» dans les médias… Pourtant, nous, les salariés, on en a bien profité contrairement à d’autres sociétés…

Arrive la fameuse «Loi Florange». On pourrait se poser la question «Pourquoi l’Etat-actionnaire, remercie l’Etat-régulateur?»

Tout bonnement parce que l’Etat-actionnaire est le grand gagnant dans cette mesure instaurée par l’Etat-régulateur. En revendant une partie savamment étudiée de ses actions, le Gouvernement peut espérer, sans renoncer à son influence économique, amasser une considérable plus-value.

Je cite: «L’Etat français croit à l’actionnariat de long-terme», a déclaré le 9 avril le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron sur RTL. «Même combat donc, pour l’industriel et le Gouvernement?» Oui, si on veut… mais! De leur point de vue, M. Macron, car c’est bien de lui dont on parle, va même plus loin…

Nous sommes en 2015, et le moment fatidique dont peu de gens parlent, ce Monsieur décide, ou ordonne, qu’il en a assez du partenariat avec Nissan et qu’il veut planter le drapeau français sur cette entreprise si lucrative… Long débat entre les deux hommes, sauf que l’un des deux n’est pas patron…

(N’est pas Bernard Arnault qui veut, lui, il a le droit de faire ses choix stratégiques et notamment les derniers avec les Américains qui, d’un point de vue déontologique, sont loins d’être parfaits, tant pis, tant que les affaires fleurissent pour lui…)

C’est à partir de cette décision que Nissan et tout le Japon derrière, ont hérissé le poil et de ce fait ont voulu récupérer leur fleuron, symbole d’une réussite non pas française mais belle et bien japonaise… Selon eux!

Reste à savoir comment la récupérer? La chose est simple… Dénigrer son patron à l’improviste… Un peu comme l’a fait Philippe Le Bel et le complot des Templiers… Mettre tout ce petit monde devant le fait accompli.

Ne pas oublier qu’entre temps, M. Macron est devenu notre Président… De vous à moi, vous l’avez vu s’exprimer sur ce sujet? Pas du tout! Au moins défendre ce Monsieur ou ses propres choix? Non! Défendre un industriel français?

Même avec une nouvelle direction, Renault est dans la mouise, vous croyez que c’est le nouveau patron qui va prendre les décisions? Que nenni, c’est bien l’État français, d’où cette appréhension de M. Ghosn à attaquer l’État en ce moment.

Le fera-t-il? Après les élections, peut-être si ce dernier rate son coup et il est bien parti…

Et pour mémoire: Renault possède 100% de Dacia, 100% d’Alpine, 80,1% de Renault Samsung Motors, et 47% de Lada, implantations d’usines dans le monde, sans compter la signature avec Fiat qui était dans les tuyaux et plus qu’avancée. Ce qui aurait eu pour conséquences le devenir du groupe, devenant ainsi, le plus gros groupe au monde.

Finalement c’est PSA qui a signé la transaction, non pas pour des raisons particulières, ou si, les mêmes que notre bonhomme, s’agrandir… Où est la volonté de l’État là-dedans (ils ne sont pas au capital), non, ce sont bien les inactions et le non soutient à M. Ghosn qui en font cette résultante… Oui! Après tout, ils ne sont pas au capital de ce dernier, comme je viens déjà de le dire… Je me suis répété… Oh désolé! Voui! Quel dommage, c’est ballot…

«Nissan possède 100% d’Infiniti, 100% de Datsun, 34% de Mitsubishi Motors et 50% de Venucia».

Pour toutes ces bonnes raisons et bien d’autres, légitimement nous pouvons, sérieusement, nous poser des questions…

Ceci-dit, je ne dis pas que Monsieur Carlos Ghosn n’a pas commis de fautes! Oui, certainement, mais lesquelles et dans quelles conditions? En France, on a déjà connu bien des cas…

Aurait-il dû être déjà mis en examen, oui, peut-être, mais au même moment que les Japonais non!? Et avec les mêmes motifs. Or, c’est un feuilleton japonais que l’on nous présente, couche par couche, c’est selon… Il y a de quoi en rire et du coup, ils y perdent en crédibilité, il faut bien l’avouer.

En aucun cas je ne défends ici Monsieur Ghosn. Je constate tout simplement et je relate les faits, des vérités que beaucoup de «nos» journalistes ont tendance à passer sous couvert… M. Macron!? Vous croyez!? Non!…

 

 

X