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Opinião

 

Le Portugal est probablement le plus beau pays du monde et les Portugais les personnes les plus aimables, tout au moins de notre point de vue lusitanien. Cependant j’ai un fort motif de mécontentement. À quoi est-ce dû?

La nonchalance, le non-spress, l’incompréhension? Je pense que la réponse n’est pas unique et ne comportera pas toute la vérité.

Pour alimenter et justifier nos dires dans nos articles dans LusoJornal, nous devons au préalable faire des démarches administratives, demande des informations… Pour cela, nous utilisons les moyens «modernes», le téléphone portable, sms, messagerie… pour demander de l’aide, des informations… Difficile, voire impossible, d’avoir des réponses d’organismes, d’institutions au Portugal. Un «non» à une question, à une demande d’aide c’est déjà une réponse. Ce qui est le plus choquant, pour moi, c’est de ne pas avoir de réponse et cela parfois à différents niveaux d’interlocuteurs, d’hiérarchie.

Vous allez me dire qu’en France c’est pareil. Je vous dirais que, par mes dernières expériences, la réponse est: «pas tout à fait». En France on donne plus facilement et rapidement des réponses.

 

Des exemples

J’ai écrit dernièrement des articles pour lesquels avoir des actes de naissance, baptêmes, mariage, décès était important. J’ai fait des demandes à des Mairies en France, elles ont envoyé ce que je demandais ou m’orientaient vers d’autres sources. J’ai souvent eu des réponses dans la même journée. J’ai écrit à des Mairies, États civils, au Portugal et… pas de réponse. Ne sont-ils pas préparés à traiter ce type de demandes? Un manque de personnel partout? Peut-être faudrait-il payer, peut-être ils ne peuvent pas fournir, peut-être que… mais qu’on réponde au moins.

Des descendants portugais, habitant en France, de soldats du Corps Expéditionnaire Portugais (CEP) me demandent de faire des recherches au Portugal pour trouver éventuellement de la famille. Je suis entré en contact avec des Mairies, des «Presidentes de Junta». On me fait parfois des promesses, je téléphone un mois après, deux mois après… rien ne bouge.

Il y a probablement un manque d’intérêt de la part des gens qui reçoivent les mails, les demandes sur tel ou tel sujet, toutefois ce qui ne paraît pas important pour ceux qui reçoivent la demande, l’est pour d’autres personnes, pour le demandeur.

Pour des questions bancaires, j’ai envoyé des mails, j’ai envoyé même des lettres recommandées, un an après, ma demande n’avait pas été suivie d’effet. Fallait-il faire les choses autrement? Je ne pense pas, mais même s’il le fallait, pourquoi pas répondre et dire ce qui avait lieu de faire éventuellement? En portugais il y a un dicton qu’on pourrait traduire par: «loin des yeux, loin du cœur».

Ayant à faire appel à un avocat pour résoudre tel ou tel problème, n’êtes-vous pas arrivés au Portugal un an après, pendant les vacances, et en demandant à l’avocat où l’on est… vous avez l’impression, qu’en ressortant le dossier, l’avocat doit souffler dessous pour enlever la poussière qui s’est accumulée pendant un an… le dossier n’a pas été bougé au sens propre et figuré.

 

Suis-je en train de généraliser?

Beaucoup de choses vont bien au Portugal, le présent écrit est probablement le fruit d’un certain nombre d’affaires pour lesquelles je n’ai pas de réponse… une non-réponse ça va, deux peut-être aussi, mais tant de non-réponses provoquent en moi un certain «ras le bol».

Dans certaines institutions portugaises, les choses changent un peu et on affiche même parfois le taux de satisfaction des utilisateurs.

On ne va pas changer, on ne change pas du jour au lendemain, toutefois j’ai voulu ici exprimer, de ma part, une certaine incompréhension de la forme comme on est parfois traités ou plutôt… non-traités.

À ce niveau, les mentalités ne changeront pas tout de suite, cela prend du temps…

Cela dépend de moi, de nous ou du système, le fait que quand on a besoin de faire une démarche au Portugal, on a l’impression qu’on va à l’encontre d’un problème, de deux problèmes, de trois problèmes… il y a une multiplication des problèmes, dans des lieux où l’on doit les résoudre ou aider à résoudre… des chercheurs de problèmes ou de solutions?

Messieurs, Mesdames, répondez svp à des sollicitations, quitte à dire: je n’ai pas de réponse, je ne peux pas, je vous réponds dans 18 mois, vous m’embêtez…

Cela me choque moins qu’on me dise «vous m’embêtez», que de ne rien dire. Une réponse quelle qu’elle qu’en soit, fait avancer le schmilblick, une non-réponse est pour moi, un manque de politesse.

 

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