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Mardi dernier, sous impulsion et animation de Bruno Cavaco, Consul honoraire du Portugal à Lille et Président du Comité France Portugal Hauts-de-France, a eu lieu un conférence digitale ayant comme intervenants: Virginie da Silva, consultante en recrutement chez B-human, Secrétaire générale de la Lusotech Community, Eduardo Henriques, Directeur de l’AICEP en France, Conseiller économique et commercial de l’Ambassade du Portugal, Antoine Blanchys, Président de la French Tech Lisbonne et Antónia Bova, géo chez Paprwork, cofondatrice de la Lusotech Technologique. Le thème de cette première conférence étant: «L’Europe du numérique: la croissance d’ensemble, exemples Portugal-Hauts de France».

Le Portugal se développe, la qualité de l’enseignement, la formation d’ingénieurs, ce qu’on appelle «le miracle portugais» se produisant, le pays attire, le Portugal devient un exemple.

Laurent Marionnet, Directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie luso-française (CCILF), club d’affaires et société de conseil dont le siège se situe à Lisboa nous dit que «la stratégie du Portugal est globale, avec des dispositifs allant de l’incitation fiscale, jusqu’au Tech Visa, en passant par la réinvention de l’enseignement supérieur et de l’écosystème d’accompagnement à l’entrepreneuriat». Mobilité, enseignement, cybersécurité, voilà une des trilogies qui explique que le Portugal soit considéré actuellement comme une terre d’innovation, un paradis de la tech, eldorado pour les start-up. Rappelons que depuis quelques années, le WebSummit, la grande messe mondiale des geeks, réunit plusieurs dizaines de milliers de professionnels du secteur.

Pendant la conférence de ce 18 mai, Eduardo Henriques donne quelques statistiques révélatrices: le Portugal possède 2.200 start-up’s en incubation, 170 incubateurs, dont 4 licornes, 2% des exportations du Portugal proviennent de ce secteur qui emploie 25 mille salariés portugais, mais aussi de nombreux étrangers.

Ouvertes à l’étranger, dont le Brésil et la France, une des caractéristiques des start-up’s portugaises est sa diversité.

Autre exemple du Portugal qui se développe, est le fait que créer une entreprise est d’une grand simplicité, créer son entreprise en une heure étant un des slogans du Portugal d’aujourd’hui, il ne faut pour cela que quelques dizaines d’euros, une pièce d’identité et un compte bancaire.

Eduardo Henriques explique son rôle: aider les start-up’s qui payent leurs impôts au Portugal, aider et promouvoir le contact avec des grandes entreprises françaises, aider à trouver des financements, il accompagne notamment 200 start-up’s d’origine portugaise. Eduardo Henriques souligne la mobilité et le travail à distance que la pandémie a mis en évidence, à développer. Le Portugal est dans ce domaine très bien placé, l’exemple étant Madeira, qui a mis en place un programme de mobilité numérique, voyant débarquer 300 personnes en trois semaines, les demandes affluent ce qui appel à la création de futurs pôles pour accueillir et héberger tous ces jeunes et moins jeunes qui profitent du travail à distance et qui cherchent le bien être dans une belle île avec une température presque toujours constante.

Eduardo Henriques explique que les universités lusitaniennes sont ouvertes au lusodescendants, il souhaite que les portugais de l’étranger investissent dans le pays de leurs ancêtres, le Portugal devant, lui aussi, profiter de la grande richesse qui constitue toute sa «diaspora» mondialement répandue.

L’intérêt de la France pour les entreprises portugaises s’explique par le fait d’avoir passé de la cinquième place au deuxième rang parmi les acheteurs d’entreprises lusitaniennes, derrière l’Espagne. Achats qui se font dans tous les secteurs activités, citons toutefois l’agroalimentaire, la fabrication de moules, l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle 3D, le e-commerce, la mobilité, la connectique…

À la question posée pourquoi investir au Portugal plutôt qu’en France, il est difficile de répondre, d’autant plus que les aides sont sensiblement les mêmes d’un côté que de l’autre, toutefois quelques thèmes ressortent des conversations: la sécurité, les conditions de vie, le coup de cœur, l’économie bleue, le pont vers d’autres pays, vers d’autres horizons, écosystème très bonifiant, les bons produits qui sont l’huile d’olive, le vin, les fruits secs, etc.

S’installer à Lisboa reste encore intéressant avec plus d’une dizaine de pôles qui peuvent accueillir des start-up’s sur un rayon de 500 mètres, l’achat immobilier a fortement augmenté, toutefois louer est devenu plus bon marché du fait de la pandémie et du changement de stratégie des loueurs airbnb, la région d’Almada, par exemple, a vu, quand à elle, l’immobilier augmenter de 20 à 30% pendant la pandémie, l’installation d’étrangers et d’entreprises y étant pour quelque chose.

Autre atout du Portugal est le fait d’être une porte ouverte vers d’autres pays dont la langue de Camões est officielle, les Portugais ayant une expérience sur le terrain, l’exemple étant le Cap Vert, pays très stable au niveau politique, financier et économique, avec des projets pilotes en Afrique.

De plus en plus de brésiliens s’implantent au Portugal servant, par ailleurs, de liens entre l’Europe et l’Amérique du Sud, entre le Portugal et le Brésil. Si le prix du pétrole continue d’augmenter, au-delà de 80 dollars le baril, l’Angola deviendra aussi un bon atout d’investissement.

Antoine Blanchy, installé depuis peu au Portugal, fait référence à son pays d’accueil qui depuis 10 ans s’est beaucoup transformé avec de nombreux incubateurs à Lisboa, Porto, Braga, mais aussi dernièrement dans des zones plus calmes, comme l’intérieur du pays. Le Portugal devient un point d’export international de services, de belles et grosses entreprises s’installant actuellement au Portugal, il y a comme qu’une espèce de Silicon Valley qui est en création entre Lisboa, Cascais et Sintra, la richesse des ressources humaines étant également une qualité primordiale dans ce Portugal qui avance, l’enseignement ayant créée de nombreux programmateurs, ingénieurs…

Antoine Blanchy, se montre étonné par le développement de la structure qu’il préside, la French Tech Lisbonne, avec 400 investisseurs inscrits, malgré le freinage dût à la pandémie, ces investisseurs faisant partie d’une vingtaine de clubs de quadra, quinquagénaires français installés au Portugal, y venant, parfois, concrétiser des concepts qui permettront des échanges entre les deux pays.

Le développement actuel de toutes ces technologies et l’implantation d’entreprises innovantes Françaises au Portugal et, au vu de leurs diversités, rend sa fédération difficile au sein d’un seul réseau.

Au Portugal depuis 7 mois, Antoine Blanchy voit d’énormes complémentarités entre le Portugal et la France, ce qui crée beaucoup d’opportunités qui permettent, selon lui, que la France devienne à court terme le principal partenaire du Portugal, la communauté lusodescendante pouvant être également un atout important, le slogan étant: «Le Portugal le bon choix au bon moment», le bon moment étant là.

Virginie da Silva, Secrétaire de Lusotech ajoute que le Portugal possède de nombreuses écoles réputées d’où sortent des ingénieurs avec des connaissances en langues, une qualité qui explique le grand nombre de passerelles au niveau d’investisseurs entre le Portugal et les Hauts de France.

Antónia Bova a défini le rôle de la Luso Tech, dont elle est cofondatrice: «la création d’un réseau, en identifiant, fédérant et accompagnant». Antónia Bova, à l’exemple de ce qui a déjà été fait avec la présence de 300 personnes, propose de mettre en place des rencontres, pourquoi pas autour d’un apéritif pour échanger et créer des liens.

À Bruno Cavaco, le modérateur du débat, de conclure: «le Portugais est un entrepreneur dans l’âme, dans les Hauts-de-France on assiste depuis une dizaine d’années à un intérêt croissant pour le Portugal, des jumelages sont à l’étude, des délégations ont permis de mettre en évidence que le Portugal est un pays innovant, les Français qui visitent le Portugal sont enthousiastes, ils parlent du Portugal en bien, ils deviennent des promoteurs du pays».

En 2022 il va y avoir une saison dédiée au Portugal-France, la région Hauts de France s’y prépare, des échanges au niveau de la haute technologie entre la région et le Portugal se mettent en place.

Malgré le drame de la pandémie, celle-ci a tout de même permis le développement de coopérations, fruit, aussi, de nombreux «satellites» de ce côté-ci et au Portugal.

L’identité portugaise fait sa force, l’accueil et la simplicité des portugais nous donnent envie d’y retourner pour une multitude de raisons.

 

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