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Le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé, le 30 mars dernier, la première phase de déconfinement avec la réouverture des terrasses le 19 mai. Comme le nombre de patients en état grave diminue, la France commence à envisager un retour à la normale. En effet, on comptait, le 10 mai 2021, dans l’intégralité du pays, 4.870 patients en soins intensifs et 25.666 hospitalisés à cause de la Covid-19.

Les restaurants sont un des secteurs les plus touchés pendant cette pandémie mondiale. «Avant la pandémie, nous travaillions très bien, le samedi nous étions complets deux week-ends à l’avance, et en semaine nous avions les gens qui sortaient des bureaux» déclare José Sampaio, propriétaire du Restaurant du Minho, à Saint Étienne (42).

Ceux qui ont pu proposer un service à emporter ou en livraison l’ont fait et les plateformes de distribution ont été bien pratiques. Malheureusement, ce n’était pas le cas de tout le monde. Le bar à vin franco-portugais Pássarito, à Paris (75), par exemple, a testé ce fonctionnement pendant les deux premiers mois mais, d’après César Sousa, le gérant, la «clientèle, le lieu et même la manière de travailler ne collait pas». Il a donc préféré arrêter.

Pendant presque 8 mois de fermeture, les restaurants ont eu, sauf exceptions, droit à des aides de l’Etat. En ce qui concerne L’Atelier de Thorigny, à Thorigny-sur-Marne (77), son ouverture ayant eu lieu en avril 2021, en pleine pandémie, l’accès à ces aides fut impossible. Pour José Sampaio, il s’avère compliqué de préserver son personnel car, «même si depuis le mois de décembre les aides sont un peu plus importantes, ça ne couvre pas tout», nous explique-t-il.

Seulement maintenant les restaurants retrouvent l’espoir. Le 19 mai prochain, ceux possédant une terrasse pourront reprendre leur activité afin de servir les repas sur place. Les restaurants sans terrasse doivent, quant à eux, patienter jusqu’au 9 juin. Fernando Pereira Ramos, gérant de l’Atelier de Thorigny, avoue au LusoJornal ne pas pouvoir imaginer les clients manger à l’extérieur, l’espace étant trop petit, «prendre un café ou verre oui, mais manger c’est compliqué». Il restera donc fermé.

Victor Pimentel, gérant de Les 2 au coin, à Paris (75), a justement demandé autorisation à la Mairie de Paris pour pouvoir mettre plus de tables à l’extérieur, tout en respectant la distanciation sociale. Il explique également ne pas être pour le pass sanitaire dans «son type de restaurant» car les clients n’arrivent pas tous au même temps et restent assis une fois sur place. César de Sousa partage le même point de vue, en qualifiant ce système de «extrêmement liberticide», et ajoute : «Si j’avais le choix, je mettrai en place les mêmes mesures sanitaires qu’on avait mis en place l’année dernière: la distanciation entre les clients et le fait de demander aux clients de bien vouloir s’inscrire dans un cahier pour pouvoir les recontacter en cas de cas-contact».

Dès la réouverture, César de Sousa pense que les terrasses seront, sur les premières semaines, «prises d’assaut» car les clients «ont un vrai manque». Cependant, quelques doutes se présentent en ce qui concerne l’été qui suit cette réouverture. En effet, le gérant de Pássarito suggère que «une ville comme Paris» va se retrouver déserte pendant les mois d’été car «ça avait déjà été le cas en août de l’an dernier». «J’avais rarement vu Paris aussi vide», nous confie-t-il.

Quant à José Sampaio, il affirme n’avoir, pour l’instant, reçu aucun protocole à mettre en place lors de la réouverture. Il ajoute: «Je pense que cette année nous allons bien travailler pendant l’été, mais c’est après, lorsque la vague sera passée, en septembre, que je me demande si les gens auront changé leurs habitudes ou non et s’il y aura de nouvelles restrictions». Le restaurateur craint que de nombreux restaurants, le sien compris, finissent par fermer définitivement.

Du côté des discothèques, la situation ne semble pas s’arranger. Christophe Gonçalves, gérant du Vilamoura Club, discothèque portugaise à Villeneuve-Saint-Georges (94), s’exprime: «On n’a pas de visibilité et on est fermés sans savoir quand on va réouvrir».

 

Com Joseph N’jiokou

 

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